Un conseil de Cantley amputé de moitié
La session mensuelle du conseil municipal de Cantley s'est déroulée mardi soir malgré l'absence de trois conseillers, une situation déplorée par le maire Steve Harris et quelques citoyens présents.
«Il y a trois conseillers qui s'amusent à faire autre chose et ce n'est pas correct que ces trois-là laissent tout le travail aux autres. Nous sommes tannés! Il y a des problèmes sur les chemins, il y a beaucoup de travail à faire. On prend notre travail au sérieux et de prendre trois mois de vacances en Floride, ce n'est pas correct!», a lancé le maire en faisant référence au conseiller Michel Pélissier, qui ne sera de retour qu'à la fin avril. Ses collègues Vincent Veilleux et René Morin brillaient aussi par leur absence pour des raisons personnelles, mais ils devraient être là pour la séance d'avril.
Quant aux trois conseillers présents, Suzanne Pilon, Aimé Sabourin (qui devait être alité, mais qui s'est présenté pour faire quorum) et Marc Saumier (qui a changé sa semaine de vacance pour être de la partie mardi), ils se sont échangé les propositions et les appuis durant toute la réunion, ce qui a malheureusement enlevé bien du sérieux…
Un citoyen, incapable même de s'indigner, a préféré en rire et a demandé si le salaire annuel de 10-12 000$ des conseillers était ajusté en conséquence de ces absences. Ce à quoi le maire n'a pu répondre, mais il a assuré que les fautifs seraient rencontrés. Le même citoyen a espéré que cette situation ne se répète pas, car si des discussions pimentées ou des décisions graves devaient être prises, les responsabilités pesant sur les conseillers présents seraient alourdies… Suzanne Pilon a d'ailleurs mentionné que c'était déjà arrivé que des conseillers se fassent taper sur les doigts par leurs collègues absents pour avoir pris des décisions sans leur… consentement.
La sablière
Le conseil ne lésinera pas sur les moyens pour s'assurer que le dépotoir de dépôts secs ne redevienne pas une sablière. La municipalité a donc voulu réagir à la pose d'une affiche avec le terme «sablière» dessus sur la route 307, sur le panneau de la Pépinière du Golf. Des citoyens, dont Robert Mc Clelland, craignent que les odeurs reviennent les hanter si les camions recommencent à circuler.
Des procédures judiciaires seront prises pour que les plans des propriétaires de la sablière du golf soient sabordés. «Ils ont perdu leur droit acquis, car ils n'ont pas exploité le site comme une sablière depuis 2005, explique la conseillère Suzanne Pilon. Et avant de poser la pancarte, ils auraient dû passer par le Service d'urbanisme.» Le conseil ne croit pas à l'argument présenté par un des proprios de la Pépinière du golf, Dale Owen, à savoir que l'affiche avait été posée pour guider les camionneurs quand la sablière rouvrira.
Récupération de déchets domestiques
La municipalité a aussi annoncé qu'un site de récupération de déchets domestiques dangereux sera installé sur le terrain de l'hôtel de ville. Les citoyens pourront donc se débarrasser de façon sécuritaire de leurs piles, leurs pots de peinture et leurs ordinateurs.
Cantley a débloqué un montant prévisionnel de 15 000$, mais qui devrait fondre à la hauteur de 5000$ ou 6000$, quand le site sera opérationnel. Le maire indique que cette récupération est essentielle et qu'elle se fait dans d'autres municipalités voisines.
Un nouveau DG bientôt!
Des entrevues pour combler le poste de directeur général étaient réalisées cette semaine avec des candidats provenant de Lachute, d'Estrie et de Montérégie. Steve Harris assure que le nouveau DG sera nommé d'ici le mois d'avril.
Étude géotechnique au Parc Central
Le Parc Central sera étudié de près pour savoir si le sol est trop spongieux pour y construire notamment un centre communautaire. Plusieurs citoyens s'inquiétaient de la consistance de ce sol, qui pourrait empêcher Cantley d'aller de l'avant avec ses projets. L'étude coûtera 6000$ et permettra peut-être de faire sauver des millions $ à la municipalité.
Des chemins glissants… et du sable qui se fait rare
Le citoyen Michel Thériault a interpellé le conseil concernant les chemins qui sont, selon lui, mal entretenus et trop glissants. Surtout dans le coin de la rue Deschamps. «Nous n'avons pas d'excuses, nous avons un service à rendre, mais nous n'avons pas un hiver évident. Avec cette conjoncture, on a raté notre coup et les contracteurs ne font pas mieux que nous. Nous avons aussi eu un bris de machine et on manque de sable. Durant un hiver normal, ça prend 3800 tonnes de sable et là, nous sommes rendus à 6300 tonnes cet hiver et ce n'est terminé. Ce n'est pas un hiver normal», a répondu le directeur général par intérim, Michel Trudel
Des camps de jour coûteux
Une mère de trois enfants est enfin revenue au micro pour la deuxième fois en deux ans pour demander au conseil d'investir dans les camps de jour pour soulager le portefeuille des parents moins fortunés. «L'an dernier, les prix avaient augmenté à 125$ pour le premier enfant et 80$ pour le deuxième. Cette année, le prix pour le deuxième enfant n'a non seulement pas été baissé, mais il a augmenté à 100$ plus 25$ pour les frais de service de garde. Moi ce que je comprends, c'est que c'est un camp de jour pour les riches!»
La conseillère Suzanne Pilon a glissé que cette hausse est imputable au contenu du camp (programmes, activités, matériel à acheter, sorties, planification). «Val-des-Monts offre un contenu semblable et ça coûte 60% du prix d'ici parce que la municipalité investit. Je pense que Cantley pourrait faire le même effort», a rétorqué la citoyenne. Le maire Steve Harris a admis qu'il était trop tard pour changer la tarification pour 2008, mais que la remarque était notée…
La politique familiale qui devait être présentée mardi le sera lors de la prochaine séance.