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Un beau défi de jeu et de chant dans l'ambiance parisienne

Les Productions lyriques de Gatineau présentent «La vie parisienne»

Marie-Eve Bouchard par Marie-Eve Bouchard
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Article mis en ligne le 5 mars 2008 à 15:00
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Un beau défi de jeu et de chant dans l'ambiance parisienne
Stéphane Guertin dans la peau de son personnage Bobinet Chicard.
Un beau défi de jeu et de chant dans l'ambiance parisienne
Les Productions lyriques de Gatineau présentent «La vie parisienne»
De nouveau, les Productions lyriques de Gatineau ont choisi de donner vie à une œuvre de Jacques Offenbach. Après La Péricholle, voilà que c'est maintenant l'opéra-bouffe en quatre actes, La vie parisienne, qui a retenu l'attention du groupe et qui sera présentée du 7 au 9 mars au Théâtre du Musée canadien des civilisations.
Cette fois-ci, on se place en 1866, alors que Paris accueille l'Exposition universelle. C'est donc dire toute l'animation qui règne dans la ville Lumière... «L'agitation était comparable à celle aujourd'hui de Las Vegas, estime le metteur en scène de la production, Benoît Osborne, alors qu'on jouait, s'amusait et qu'on dormait peu.» Tout était prétexte à la fête, «c'était pétillant comme du champagne», image le metteur en scène.

C'est dans cet esprit, que deux courtisans parisiens, Raoul et Bobinet, décident de quitter le milieu des 'cocottes' (les femmes entretenues qui refusaient le mariage et étaient de toutes les mondanités) pour décrocher une femme de la haute société. Alors que le Baron suédois, lui, veut plutôt goûter aux charmes de la demi-mondaine, Métella.

Comme la pièce emprunte l'esprit du vaudeville et qu'elle a été montée à l'époque par la troupe d'Eugène Labiche, le public s'attendra donc à une série d'aventures rocambolesques, de quiproquos et d'histoires farfelues. Tout en ayant comme trame de fond une critique du clinquant, du culte de l'argent facile et des apparences trompeuses.

Pour le metteur en scène Benoît Osborne, qui en est à sa deuxième collaboration avec les Productions lyriques, cette pièce brille par son côté plus théâtral. Les quelque 50 artistes qui participent à cette production doivent donc à la fois interpréter les airs entraînants de la pièce, tout en donnant vie de façon juste à des personnages. «Qu'ils soient des personnages centraux de l'histoire ou même ceux qui font partie de l'arrière-plan, tout le monde interprète un personnage à la personnalité bien définie», souligne M. Osborne.

Ce qui évidemment, demande aux chanteurs d'approfondir leur jeu en tant que comédien. Un beau défi! «C'est toute une expérience pour eux. Surtout cette année, alors que nous avons plusieurs nouveaux choristes qui ont auparavant surtout chanté dans des chœurs. Là, on leur demande de chanter puis de jouer en même temps», précise le metteur en scène. Question de bien rendre le chant comme le jeu, les artistes pratiquent depuis le mois de septembre, à raison d'une fois par semaine, la portion chant du spectacle, alors que la portion mise en scène est abordée depuis janvier.

En quarante ans d'existence, les Productions lyriques autrefois nommées le Théâtre lyrique de Hull, a présenté de nombreuses pièces, certaines plus d'une fois dans différentes versions. «Comme l'opéra comique est un créneau assez particulier, il est facile d'en faire le tour. Mais La vie parisienne n'avait jamais été montée par le groupe. Lorsque je suis arrivé l'an passé, en cours de route pour remplacer Sylvain Landry, je n'avais pas eu la chance de participer à la sélection de l'œuvre. Mais cette année, j'ai fait quelques recherches, je me suis intéressé aux autres œuvres d'Offenbach pour tomber sur cette pièce que j'ai proposée», raconte Benoît Osborne.

Pour le metteur en scène, c'est une chance unique de travailler avec un groupe imposant que lui offre son travail au sein des Productions lyriques. «Ce qu'il y a de plus intéressant, c'est de voir qu'à la fin tout tombe exactement en place. Puis, de constater l'évolution…»
La vie parisienne est présentée au Théâtre du Musée canadien des civilisations (100, rue Laurier, secteur Hull) les 7 et 8 mars à 20h et le 9 mars à 14h. Billets disponibles au coût de 25$ pour les adultes et de 20$ pour les étudiants et les aînés à la billetterie du Musée, au Théâtre de l'Île et à la Librairie du Soleil.

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