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La ruée vers l'Est d'Yvon Boucher

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 9 mars 2008 à 11:28
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La ruée vers l'Est d'Yvon Boucher
Le conseiller du District de la Rivière-Blanche nous a conviés chez lui, sur le chemin Proulx, dans la campagne gatinoise qu'il a contribué à développer au fil des ans.
Son enfance
Le 1er août 1943, Yvon Boucher devient le bébé d'une famille de huit enfants. «J'ai grandi à côté du couvent des Sœurs grises. Les sœurs m'ont beaucoup influencé, elles m'ont montré les choses de la vie, avoue-t-il. J'ai toujours aimé l'école, mais je n'ai pas pu y aller plus loin que mes 20 ans. J'ai fait mon secondaire et je suis devenu soudeur-machiniste. Mon plus grand rêve était de devenir ingénieur forestier, car je plantais déjà des arbres avec mon père à l'âge de dix ans.»
Le très volubile conseiller est ensuite allé travailler à Schefferville durant trois ans, est revenu pour ouvrir la boîte à chanson «Le pic à bois» (où il a accueilli notamment Tex Lecor, Claude Gauthier et Robert Toupin), et est reparti avec sa femme Monique travailler deux ans au Manitoba. «C'était un mardi et j'ai demandé à Monique si elle voulait se marier samedi. Elle a dit oui et on est parti là-bas!» Quand il est revenu, il a fondé la compagnie Béton Boucher et plus tard, il deviendra courtier.
Sa personnalité
«Je suis un travaillant; je travaille 7 sur 7. J'aime aussi la politique, je trouve qu'on s'en sort pas mal ici malgré qu'on investisse moins dans nos familles et dans l'éducation de nos enfants. Il y a trop de jeunes qui lâchent l'école et ils travaillent de moins en moins de leurs mains! Je pense aussi que je suis un gars peut-être trop spontané, vif. Et je ne lâche pas le morceau tant que je l'ai pas.»
Son «habitat naturel»
Yvon Boucher a construit et agrandi sa maison en famille! «Ça fait 35 ans que je suis établi ici sur ma terre de 52 acres boisés. C'est ici que je vais finir mes jours!, tranche-t-il. J'ai une plantation de pins, je m'occupe de ruches avec un apiculteur, j'ai un verger et une plantation d'arbres de Noël depuis 23 ans. Je rencontre un paquet de monde à chaque Noël et ça permet de renouer avec la tradition d'aller en forêt se couper un sapin.»
Ses ambitions
«Mon rêve est de connecter mon quartier avec le reste de la ville que Buckingham et Masson-Angers se connectent aussi. Et mon but premier était de garder ma famille: j'ai une femme merveilleuse et trois enfants et quatre petits-enfants merveilleux.» Yvon Boucher aimerait aussi que le boul. La Vérendrye entre Labrosse et Lorrain soit terminé dans les prochaines années pour permettre notamment aux jeunes d'aller étudier à la poly Nicolas-Gatineau.
Sa journée de congé typique
«Je travaille ici, sur la terre, dans ma 'shop' à bois ou dans mon jardin. L'hiver, j'aime lire, je lis trois journaux par jour et je lis beaucoup sur la politique, des biographies.»
Ce qui le fait rire
Les comédies, les politiciens, la vie, son collègue Alain Pilon, plein de trucs arrachent un sourire à Yvon Boucher!

Pourquoi la politique?: C'est en 1985 qu'Yvon Boucher s'implique pour que l'est de la ville ait plus de services. «J'essayais de trouver des candidats et moi, je servirais d'organisateur politique. Marleen Goyette accepte et gagne. En 91, elle gagne encore par 12 voix et tombe malade à la fin du mandat. Alors en 1995, j'ai fait le saut en politique municipale.» Le conseiller n'a pas chômé depuis son élection: il s'est battu dans le dossier de l'usine d'épuration, a permis à la population de son secteur de doubler et a bâti une maison des jeunes avec l'ancien conseiller Jean-Pierre Charrette. Mais sa plus belle réalisation demeure quant à lui le Parc fluvial de la Rivière Blanche, qui comporte le pont rouge et la piste cyclable.

Que feriez-vous pour changer le monde: «Le monde est pas si pire, faudrait juste changer nos habitudes. On est bien parti, on est de plus en plus consciencieux, mais le monde ne change pas», croit-il.

Votre passe-temps, votre passion?: «L'horticulture, j'aime bien avoir les mains dans la terre, admet le spécialiste de la fleur zinia. Les arbres: je plante des arbres à tous les ans. Je m'informe aussi de tout ce qui se passe sur la planète. Ce qui me manque le plus, ajoute-t-il, est de suivre les débats à l'Assemblée nationale; ça m'a toujours impressionné.»

Votre idole ou modèle?: Yvon Boucher a rencontré le grand Maurice Richard par hasard, quand il était jeune, en Gaspésie. La légende et son oncle étaient de bons copains et Richard allait passer deux ou trois semaines là-bas pour pêcher le saumon. Son père lui avait dit que Le Rocket était tout un bonhomme et le conseiller a toujours tenté d'agir avec fougue et courage comme lui.

Votre philosophie de vie?: «J'ai toujours pensé que le travail égalait la santé. Je vais donc essayer de me garder le plus longtemps en santé possible.»

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Luc Boucher

Commentaire mis en ligne le 21 avril 2009
belle entrevue

La question du net


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