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Soyez «in» durant le Mois de la nutrition!

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 10 mars 2008 à 9:47
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Soyez «in» durant le Mois de la nutrition!
La nutritionniste et auteure Stéphanie Côté suggère aux familles de manger ensemble pour que le repas soit meilleur!
Soyez «in» durant le Mois de la nutrition!
Comme en mode, des tendances se succèdent en alimentation; la preuve, le tofu remplace la côte de lard de nos jours! Et celles qui sont à l'affût des trucs avantageux pour votre santé (et aussi votre look!) ne sont pas des designers, mais des nutritionnistes… Voyons donc quelles fibres elles utilisent cette année pour la collection 2008 avec la nutritionniste et auteure de Un enfant sain dans un corps sain, Stéphanie Côté.
Stéphanie, y a-t-il de «nouveaux aliments» ou de la bouffe à la mode?: «La grosse tendance dans la dernière année et les derniers mois, ce sont les aliments auxquels on ajoute des éléments qu'on sait bénéfiques, comme les omégas 3, qui sont réputés pour la santé cardiaque, les pro-biotiques, les bonnes bactéries et les antioxydants.»

Les produits réduits en gras (exit le gras trans!) sont aussi fort choyés. Enfin, l'inuline, un fructane provenant de la racine de chicorée qu'on a découverte il y a à peine un an, est sous les projecteurs. On la retrouve principalement dans le pain, le jus de légumes et le yogourt.

Comment peut-on trouver des alternatives à nos habitudes alimentaires? Doit-on se priver absolument pour être en santé?: «Dans ce processus, l'idéal est de consulter une nutritionniste, car elle peut évaluer vos habitudes et proposer des changements qui correspondent aux goûts et budgets de chacun. Pour les néophytes qui ne savent pas comment se lancer dans l'aventure, je dirais de commencer tranquillement, un changement à la fois.»

«Généralement, ce n'est pas ce qui dure: chassez le naturel, il revient au galop! Alors, on doit adopter des nouvelles habitudes pour qu'elles deviennent 'nos' habitudes», poursuit Stéphanie. Elle suggère entre autres d'apprendre à cuisiner les légumes, de se donner comme «devoir» de découvrir, d'essayer un légume ou un fruit par semaine, de lire les étiquettes et de comparer les produits.

«Il y a des personnes qui pourront voir ça comme une grosse montagne, mais il faut y aller une étape à la fois: couper ses portions, consulter le Guide alimentaire canadien… Et ça ne veut pas dire d'arrêter de se gâter! Tout est question de fréquence et de quantité; une gâterie une fois de temps à temps ne fait pas mourir personne!»

Stéphanie prévient toutefois les amateurs de «cochonnerie à 100 calories», comme le chocolat, les croustilles ou les biscuits: «La tendance est aux portions contrôlées, mais il faut faire attention, car ça nous donne la défaite parfaite pour en manger plus. Si on augmente la portion, on n'économise rien! C'est logique, oui, mais on n'y pense pas!»
La boîte à lunch parfaite
Casse-tête pour plusieurs, la boîte à lunch n'est pas obligatoirement une ennemie… Au contraire, elle est une alliée pour votre santé et votre portefeuille! «Ça coûte plus cher de pas faire son lunch et d'aller manger dans les cafétérias ou les distributrices…», glisse Stéphanie.
«Je conseille donc de cuisiner en plus grande quantité, ce qu'on appelle les fameux 'restes'. Mais ce sont des restes prévus, nuance-t-elle. On peut aussi cuisiner une journée la fin de semaine où on n'a rien de prévu! La planification est la base de tout, autant pour les repas que pour les lunchs.»

«Dans n'importe quelle boîte à lunch, il devrait y avoir la moitié de légumes et de fruits, une bonne source de protéines (poisson, fromage, viande, tofu) et un féculent (pain, riz, pâtes). Et on peut agencer tout cela en salade, en sandwich, il faut laisser aller notre imagination et ne pas avoir peur de feuilleter des livres de recettes. Souvent, on va à l'épicerie sans faire de liste et on achète toujours la même chose. Mais en faisant une nouvelle recette par semaine, ça peut faire toute la différence», assure Stéphanie.
Manger ensemble est délicieux!
Et si un repas pouvait être rehaussé grâce à une petite réunion familiale?
Comment prendre plaisir à bien manger?: «Il faut vraiment voir ça comme un tout. Les gens doivent comprendre que bien manger peut goûter bon aussi; faut être ouvert aux changements, aux découvertes!»

«C'est sûr qu'il y a beaucoup de facteurs dont il faut tenir compte, comme le fait que certains mangent seul. Mais on peut essayer de manger avec des amis et la famille une fois de temps en temps pour associer 'alimentation santé' et 'atmosphère agréable', car celle-ci peut donner une connotation positive aux aliments.»

Stéphanie explique qu'il est prouvé que les gens qui mangent ensemble, et non dans leur chambre ou leur bureau, font des progrès aux niveaux physique et psychologique. «Les ados se portent mieux, ils témoignent qu'ils ont un meilleur support, les gens ont une meilleure attitude. C'est l'occasion pour tout le monde de raconter leur journée. Ce n'est pas le temps des remontrances ('souper causerie'), ironise la nutritionniste, c'est le temps d'avoir une discussion où tout le monde a le droit de parler et de faire partie de l'échange.»

L'alimentation par génération: «Avec les personnes âgées, c'est moins facile de faire des changements, car ils vivent depuis longtemps avec les mêmes habitudes et sont plus près des aliments de base, indique Stéphanie. Les babyboomers eux, sont plus ouverts, car ils font attention à leur santé. Ils sont très à l'affût des tendances, car ils prennent souvent leur retraite tôt et veulent en profiter!»

«Pour les enfants, ça dépend de l'éducation qu'ils ont eue, ils sont un miroir de leurs parents. Mais cuisiner se perd, d'où l'avènement des aliments pré-préparés. Et cette tendance va perdurer si on ne renverse pas la vapeur. Peut-être que la nouvelle génération est plus sensibilisée (les jeunes parents de 30 ans); ce n'est pas sorcier cuisiner, il faut juste se remettre aux fourneaux! Je conseille aussi de cuisiner avec les enfants pour qu'ils voient que la bouffe n'arrive pas toute faite, qu'il y a un point de départ et d'arrivée et qu'il y a quelqu'un qui la prépare.»
@T1:De bonnes collations
L'influence de la Fondation des maladies du cœur ne s'étend pas seulement au mois du Cœur en février, mais aussi en mars, avec le Mois de la nutrition. Voici donc quelques-uns de leurs conseils santé sur les fameuses collations consommées entre les repas, qui sont souvent néfastes dans votre équilibre alimentaire.
Même s'il ne s'agit que de collations enfilées rapidement, la Fondation suggère évidemment de puiser dans les quatre groupes alimentaires. La clé est d'essayer de combiner des aliments d'au moins deux groupes. Par exemple, un muffin au son avec un carré de fromage protéiné.

Les produits de grains entiers, les légumes et fruits ainsi que les produits laitiers demeurent toujours les meilleurs alliés de vos ventricules grâce à leurs hydrates de carbone et leurs omégas 3. Ils nous font aussi comprendre qu'on peut se sentir ragaillardi, pour ne pas dire «bourré», sans manger comme un cochon...

Il est conseillé d'éviter les trucs préemballés et les pâtisseries riches en matières grasses, additionnés de sucre et de sel. Ces produits contiennent pas mal plus de calories que d'éléments nutritifs nécessaires à une bonne concentration et à une productivité de qualité. Pour vous aider à identifier les «vrais amis», recherchez le symbole «Visez santé» sur les emballages.
Des collations du tonnerre!
La Fondation a aussi de petites suggestions de collations «flyées» qui vous aideront à maximiser votre énergie, et par la bande, votre santé!
-Une pomme de culture locale et un cube de fromage sans gras

-Un mélange de noix et de fruits séchés, que ce soit en sachet, en muffin ou en barre tendre (granola pour les intimes)…

-Du yogourt (nature de préférence et bourré de vitamines) avec des céréales par-dessus

-Des craquelins au blé entier (sans gras trans) avec du saumon ou autre poisson dessus

-Un bâton de céleri avec du beurre d'arachide (!)

-Une portion de jus de légumes faible en sel et une poignée de noix de soja

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