Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Info07
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La Troupe Désinvolte fait dans la satire bulgare

Patrick Voyer par Patrick Voyer
Voir tous les articles de Patrick Voyer
Article mis en ligne le 15 mars 2008 à 10:44
Soyez le premier à commenter cet article
La Troupe Désinvolte fait dans la satire bulgare
Les comédiens de la Troupe Désinvolte sont prêts à nous en mettre plein les yeux!
La Troupe Désinvolte fait dans la satire bulgare
La Troupe de théâtre Désinvolte nous a habitués à des productions éclatées et ce Colonel-Oiseau­­ du coloré Bulgare Hristo Boytchev ne fera pas exception les mars à la salle Jean-Despréz.
La pièce a été jouée dans plusieurs grandes métropoles européennes et aussi dans celle du Québec, au TNM, par Alexis Martin en 2000. Et c’est maintenant Nicolas Desfossés, un «jeune vétéran» chez les Désinvoltes, qui assurera cette mise en scène suggérée par un autre Désinvolte, Ghislain Robichaud. «Il l’avait vue à Montréal et voulait la monter. On est allé prendre un café et il m’a dit que j’étais assez fou pour le faire! Ça m’a flatté!, avoue Nicolas en riant. Et dès que j’ai lu le texte, j’ai aimé ; les personnages pleins de folie et… désinvoltes!», ajoute-t-il en pouffant à nouveau.

Nous sommes en Europe de l’Est, en Bulgarie, dans un vieux monastère transformé en asile. La guerre fait rage en ex-Yougoslavie et l’ONU, évidemment impliquée, fait une erreur et parachute des vivres et des uniformes militaires destinés aux Bosniaques près de l’asile. Cela n’en prend pas plus pour qu’un ancien colonel prenne le mors aux dents et entraîne ses camarades dans une hallucination des plus risibles: ils revêtent les uniformes, revendiquent leur adhésion à l’ONU (croyant avoir été «approchés») et tentent de communiquer avec les organisations par pigeon voyageur. Un jour, un des volatiles revient et…

Les neuf personnages imaginés par Boytchev ne servent en fait qu’à dérider et critiquer cette guerre sanglante qui a sclérosé l’ex-Yougoslavie durant de longues années. Et ils divertissent au plus haut point: «Ça nous fait se questionner sur qui est fou et qui est normal. Chacun a un problème particulier et est en quête de bonheur. Il y a un kleptomane alcoolique, un impuissant qui veut retrouver la ‘puissance’, une prostituée repentante, un homme qui se sent toujours ‘petit’, un colonel qui a vécu un traumatisme… tout le monde peut se reconnaître!», ironise presque Nicolas.

Celui qui signe sa première mise en scène pense aussi que lorsque le colonel part en peur, les gens vont réaliser une chose importante: «Ça suscite la réflexion sur l’importance d’avoir un mentor, un leader, pour notre quête de bonheur», lance-t-il. Inversement, l’asile représente métaphoriquement la Bulgarie coincée dans les pays de l’Est. La scénographie très ancestrale et grisâtre témoigne d’ailleurs d’une nation en décrépitude encrée dans cette époque obscure de l’histoire.

Mais vaut mieux en rire qu’en pleurer… Le texte, sans être nécessairement un baume, est un passeport humoristique vers la dénonciation. «Boytchev est reconnu là-bas pour ‘écorcher’!, mentionne Nicolas. Il s’est déjà présenté aux élections et pris son temps d’antenne pour faire rire les gens!»

Ce que la Troupe Désinvolte s’organise aussi pour faire. Après trois mois de répétition, Nicolas estime que l’équipe composée de plusieurs nouveaux visages est prête. Un feu roulant de 90 minutes attend donc les spectateurs, brasier qui sera consumé par des comédiens et comédiennes amateurs qui montent rarement sur les planches, mais qui le font toujours sans prétention et par pur bonheur.

«C’est quelque chose de différent, qu’on n’est pas habitué de voir. La satire est toujours intéressante, ça nous permet de sortir du quotidien! Et la pièce nous donne aussi des pistes de solution sur la façon dont on agit avec les autres et nous-mêmes. C’est une belle période de détente et de réflexion», résume Nicolas.
Envie de vérifier? La production communautaire est jouée le 15 mars à 20h, le 16 à 14h, ainsi que du 19 au 21 mars à 20h, à la salle Jean-Despréz de la Maison du citoyen. Réservation sur www.ovation.qc.ca, 819 243-8000. Les billets sont aussi disponibles à la porte 15$ ou 10$ étudiants et ainés.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net

  • Les pétrolières abusent-elles des consommateurs en fixant sans cesse des prix à la hausse?
  • Oui
  • Non

Liens