Emina Alic a remporté le premier prix lors de la finale régionale d'Expo-sciences. (Photo: Yannick Boursier)
Une victoire inespérée pour Emina Alic à Expo-sciences
La surprise était totale pour Emina Alic, cette jeune étudiante de Nicolas-Gatineau, quand elle a entendu son nom être prononcé comme la grande gagnante de la finale régionale de l'Expo-sciences qui se tenait cette fin de semaine.
La jeune immigrante de la Yougoslavie ne croyait jamais que son projet «La face cachée des cosmétiques» pouvait se classer au premier rang. «Surtout que c'est un projet de vulgarisation et ça ne remporte jamais le premier prix un projet de vulgarisation», souligne-t-elle.
Mais elle a dû se rendre à l'évidence qu'elle était bien la grande gagnante. «C'est ma troisième participation à l'Expo-sciences régionale, mais je n’avais jamais remporté une place pour la finale provinciale», explique-t-elle.
Élève en secondaire trois en concentration sciences et mathématique, Emina Alic est arrivée au Québec il y a maintenant 8 ans. Rapidement, elle a dû s'habituer à un nouveau climat et deux nouvelles langues (elle a appris le français et l'anglais en arrivant).
Elle s'est surtout découverte une passion pour les sciences, ce qui l'a amené à participer à cette activité. C'est d'ailleurs un élément qu'elle apprécie du Québec. «C'est une province qui offre plein de festivals et d'activités comme Expo-sciences, note-t-elle. C'est plaisant.»
Les dangers des cosmétiques
Le projet qu'elle a présenté cette année portait sur les dangers des cosmétiques, un sujet d'actualité, mais qui n'est pas assez bien informé, souligne-t-elle.
«Une amie de ma mère est venue d'Europe et elle avait un vieux journal qui parlait des cosmétiques et qui disait que certains produits pouvaient donner le cancer. Je ne savais pas si je pouvais y croire. Ma mère me disait aussi que tout ce qui était chimique était mauvais. »
Elle a donc décidé de faire une recherche sur le sujet pour connaître le plus d'informations possible. «Vu que ce n'est pas connu, j'ai voulu informer le plus de gens. Les gens sont venus et m'ont écouté parler de ce sujet. Je ne suis pas un médecin ou un spécialiste. C'est plaisant de voir que les gens peuvent quand même t'écouter et croire en ce que tu dis.»
Elle avoue avoir beaucoup appris dans son travail de recherche sur les cosmétiques. «Jai appris que dans la composition, il y avait 8000 ingrédients, dont 500 qui sont sur la liste des produits critiques, note-t-elle. Et ce qui m'a le plus désolé, c'est le manque de budget pour la recherche.»