Une heure sans lumière
Êtes-vous en mesure de fermer les lumières non essentielles pendant une heure ? C'est ce que vous êtes invités à faire le 29 mars prochain entre 20h et 21h.
La ville de Gatineau a décidé d'embarquer cette année dans le projet «Une heure pour la Planète», qui invite les citoyens à fermer toutes les lumières non essentielles pendant une heure à une date fixe pour penser à l'énergie qu'on utilise.
Le projet est né l'an dernier à Sydney en Australie, et cette initiative locale commence à faire le tour de la planète. Les villes d'Ottawa, de Toronto, de Vancouver et de Montréal, entre autres, ont embarqué cette année dans le bateau.
«C'est une personne des Amis de la terre qui nous a proposé d'embarquer dans le projet et nous l'avons recommandé au conseil municipal qui a accepté», indique le président de la Commission de l'environnement, Patrice Martin.
À la ville de Gatineau, on entend fermer les lumières non essentielles à la Maison du Citoyen. L'édifice choisi pour l'événement à cause de son rôle emblématique. «On a plusieurs édifices aussi où il serait difficile de fermer les lumières», ajoute le conseiller.
La ville incite aussi les citoyens à faire de même en ce samedi soir et profiter de cette noirceur pour se retrouver en famille. Les entreprises sont aussi invitées à participer à cette activité en fermant leurs lumières. À Sydney, par exemple, l'Opéra et le pont de Sydney n'avaient aucune lumière pendant une heure l'an dernier.
«Ce qu'on épargne en énergie pendant cette heure est négligeable, convient Patrice Martin. Mais c'est un geste symbolique qui permet de sensibiliser les gens à l'économie d'énergie. On utilise beaucoup d'énergie pour rien.»
«Ça ne demande pas de grands efforts d'économiser l'énergie, ajoute-t-il. Mais souvent, on n'y pense pas.» La Ville espère donc qu'une activité semblable amènera à y penser un peu plus souvent.