Un village urbain avant la construction
Avant même que les travaux aient débuté pour construire les maisons et les services, le village urbain du Plateau est déjà défini dans ses grandes lignes.
Les citoyens ont eu l'opportunité mercredi soir de participer à la deuxième étape du processus de mise en place du village urbain du Plateau prévu sur des terrains non développés à l'ouest de l'école des Deux-Ruisseaux, dans le secteur Aylmer.
Cette soirée de consultation visait à présenter deux propositions de village urbain regroupant les éléments que les citoyens avaient indiqué vouloir dans leur village urbain lors d'une première étape à l'automne 2007.
École secondaire, bibliothèque, centre communautaire, marché, résidence pour personnes âgées, centre de la petite enfance, place publique, rue piétonnière et espace vert sont ciblés sur ces terrains pour accompagner les résidences. La question est de savoir comment ils seront aménagés.
Les citoyens ont fait part de leurs commentaires sur les deux options d'aménagement proposées, donnant leur préférence sur le concept et les points forts et les points faibles des deux options. Ces commentaires serviront à la compagnie responsable de l'aménagement pour la réalisation du plan d'aménagement final, qui devrait être déposé aux élus au printemps.
Vision des résidents
La ville de Gatineau réalise ce processus de création du village urbain en partenariat avec la compagnie Plateau de la Capitale, qui est propriétaire de tous les terrains non développés touchés par ce projet.
Pierre Gravelle, ingénieur pour la compagnie, indique que la mise en place de ce processus permettait aussi à la compagnie d'avoir une idée de la vision des gens, les futurs résidents de ce secteur. «Ça leur appartient, a-t-il indiqué. Si on remplit juste l'espace avec du monde, ça va être une place dortoir.»
«Un village urbain, ce n'est pas uniquement des résidences et des commerces, ajoute Jean-Pierre Chabot, consultant pour la compagnie. C'est aussi des équipements publics. Il faut que ça se fasse en collaboration.»
La compagnie a aussi eu son mot à dire dans l'élaboration des deux propositions d'aménagement. S'il ne souhaite pas prendre partie pour une des deux, Pierre Gravelle indique par contre que l'endroit sera apprécié des futurs résidents. «Je me mets à la place des citoyens qui auraient ça chez eux et j'aimerais ça.