Armand Renaud, maire de L’Ange-Gardien, Daniel Corsove, premier répondant, Jocelyn Moisan, directeur médical régional des services préhospitaliers d’urgence et Raymond Beaulne, directeur du service de premiers répondants. (Photo: Marie Pier Lécuyer)
L'Ange-Gardien inaugure son service de premiers répondants
Les résidents de L'Ange-Gardien peuvent maintenant compter sur un service de premier répondant. La municipalité vient d'inaugurer son service, qui entrera en fonction dès le 1er avril.
Le nouveau service permettra à la population d'être mieux desservie lorsqu'il y a des situations d'urgence vitale. L'implantation du service représente un investissement annuel de 30 000$. «Le conseil municipal a pris cette décision parce que nous sommes convaincus que les premiers répondants augmenteront le niveau de sécurité dans notre municipalité et ce, 24 heures sur 24 et sept jours par semaine», de dire le maire de L'Ange-Gardien, Armand Renaud.
Le rôle des premiers répondants est d'être les premiers acteurs à être dirigés vers les lieux d'une urgence par la Centrale de communication santé de la Coopérative des paramédics de l'Outaouais. Ils interviendront donc avant l'arrivée des paramédics.
«Un premier répondant fournit à une personne dont l'état le requiert les premiers soins de stabilisation», explique le Dr Jocelyn Moisan, directeur régional des soins préhospitaliers à l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais. Il s'agit par exemple de faire de réanimation cardio-respiratoire, d'utiliser un défibrillateur ou un dispositif auto-injecteur d'épinéphrine.
Le premier répondant agit donc en complémentarité du travail des ambulanciers, puisqu'il prévient la détérioration de l'état de la personne en détresse jusqu'à l'arrivée des ambulanciers.
L'Agence a assumé la formation de soixante heures de la vingtaine de premiers répondants, qui proviennent majoritairement du service de protection contre les incendies de la municipalité. Elle a aussi déboursé 15 000$ pour l'achat d'équipement pour les véhicules d'urgence, notamment deux défibrillateurs. «Il est démontré que l'existence d'un service de premiers répondants permet de diminuer les taux de mortalité et de morbidité pour les populations des municipalités qui ont choisi de l'implanter», mentionne le président-directeur-général de l'Agence, Dr Guy Morissette.
Le désir du conseil municipal de mieux protéger ses citoyens sera permanent, mais la municipalité devra tenir compte de la capacité financière de la municipalité et de ses contribuables.
Rappelons qu'en 2004, les discussions des élus avaient conduit à l'intégration d'un service de décarcération. Suite à cela, l'idée de mettre sur pied un service de premiers répondants est venue sur la table, mais le financement n'était pas présent.
La mise sur pied du service à L'Ange-Gardien faisait partie des discussions depuis plus d'un an. Avec 123 appels d'urgence ayant une moyenne de 14.34 minutes comme temps de réponse, la volonté de mettre le projet sur pied était grande.
Le service sera intégré à celui des pompiers et portera le nom de Service de protection contre l'incendie et de premiers répondants. La direction sera assurée par le directeur de la brigade des pompiers volontaires, Raymond Beaulne.
Sur les vingt premiers répondants, douze sont pompiers et les huit autres sont pour la plupart soit ambulancier, soit membre de Québec Secours.