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La survie de Musiqu’en Nous entre les mains de la CREO

Une 15e année difficile

Jessy Laflamme par Jessy Laflamme
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Article mis en ligne le 1 avril 2008 à 11:07
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Le président de MEN, Frédérik Doyon,explique la situation du festival.
La survie de Musiqu’en Nous entre les mains de la CREO
Une 15e année difficile
Pour survivre, le festival Musiqu’en Nous (MEN), avec son déficit de 44 245 $, doit absolument recevoir la subvention de 25 000 $ de la Conférence régionale des élus de l’Outaouais (CRE0).
L’entente de la CREO est arrivée à échéance. Celle-ci stipulait qu’à partir de 2008, l’aide financière versée à MEN ne serait pas renouvelée afin que l’événement arrive à s’autofinancer ou à trouver d’autres sources de financement.

«Même si on le savait, on ne peut accepter que la CREO coupe sa participation financière puisque nous avons besoin de cet appui régional pour obtenir de l’argent de la SODEC et de Patrimoine Canada, a expliqué le président du festival, Frédérik Doyon. Ces deux organismes se fient sur l’aide régionale pour attribuer leurs montants.»

M. Doyon ajoute que la CREO est la seule instance au Québec à avoir des clauses de non-récurrence. «Ailleurs, les élus savent ce qui est important et le finance pendant toutes les années nécessaires, indique-t-il. Je crois que c’est aux élus de déterminer ce qui est prioritaire pour l’Outaouais.»

Le président de la CREO, Marc Carrière, précise que 257 000 $ ont été versés à MEN depuis 1998. «Si on en donne à eux, on doit couper ailleurs alors que d’autres beaux projets voient le jour en Outaouais, indique-t-il. Nous allons tout de même nous pencher sur le cas de MEN lors de notre prochaine rencontre en mai prochain.»

Le déficit de 44 245 $ s’explique par l’augmentation de spectacles payants en 2007. «Nous avons décidé de doubler le nombre de spectacles, cependant, l’argent recueilli en billetterie est resté au même montant», a affirmé François Lorenzetti, l’un des administrateurs de MEN.

À la vue de ce déficit, les administrateurs ont invité la population à assister à l’assemblée générale annuelle où trois options ont été proposées concernant l’avenir de MEN.

La première solution consistait à garder le festival dans sa forme habituelle avec moins de spectacles que l’an dernier. «2007 est une année d’exception où trop d’événements ont été réalisés», a reconnu M. Doyon.

Pour accomplir cette action, les organisateurs doivent compter sur l’appui de la Caisse populaire de la Petite-Nation et sur la participation de la CREO. Idéalement, il faudrait que la Caisse augmente la marge de crédit ou l’efface sous forme de dons.

La deuxième option était de réduire les activités festival. Toutefois, les organisateurs n’ont pas vraiment analysé cette solution à fond.

Finalement, la dernière option était tout simplement de mettre la clé dans la porte et de déclarer faillite.

La centaine de personnes présentes à l’événement a évidemment opté pour la première solution. Une résolution majoritaire a été acceptée pour poursuivre dans cette voie.

Afin de survivre, il a été décidé qu’une chaîne de lettres serait envoyée à la CREO afin de mettre de la pression sur l’organisme. Le président Doyon a également invité les gens à donner leur appui par écrit à l’adresse courriel www.musiquennous.ca@hotmail.com.
À voir sur Info07.com, une vidéo du président de MEN, Frédérik Doyon expliquant la situation du festival.

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