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Gatineau joue à la grande séduction envers Volleyball Canada

Dominique Poirier par Dominique Poirier
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Article mis en ligne le 1 avril 2008 à 14:34
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Gatineau joue à la grande séduction envers Volleyball Canada
L'équipe nationale masculine de volleyball s'installera-t-elle à Gatineau au début de l'année prochaine? La réponse définitive à cette question ne sera connue qu'à la fin du mois d'avril, mais en attendant, les représentants de Volleyball Canada étaient en ville pour visiter les différentes installations qui se trouvent sur le territoire.
Si le Complexe sportif n'est pas encore construit, les représentants de Volleyball Canada ont pu visualiser la vidéo du projet. De plus, ils ont visité la Fonderie et le Centre Guertin, deux infrastructures qui pourraient éventuellement accueillir des compétitions d'envergure, alors que le Complexe servirait principalement de lieu d'entraînement.

Gatineau est en compétition avec une seule autre ville dans cette course pour héberger l'équipe nationale, soit Winnipeg. Cette dernière est la ville-hôte de la formation depuis 1987, elle qui est également le domicile de l'équipe féminine de volleyball depuis 1992.

Si les deux formations sont depuis une quinzaine d'années au même endroit, les choses pourraient être appelées à changer, surtout que Gatineau n'accueillerait que l'équipe masculine. «On veut le meilleur environnement pour chaque équipe», a expliqué John-Paul Cody-Cox, directeur général de Volleyball Canada.

Qu'est-ce qui fait qu'un environnement est meilleur qu'un autre? Selon Greg Williscroft, représentant des joueurs à Volleyball Canada, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte pour favoriser l'environnement des athlètes. Il est d'ailleurs bien placé pour le savoir, lui qui a lui-même fait partie de l'équipe nationale entre 1989 et 1992 et qui a par le fait même représenter le Canada lors des Jeux olympiques de Barcelone.

Les lieux d'entraînements comptent d'abord pour beaucoup. Puis vient le support médical. Bien que ce critère ait fait grimacer les journalistes qui présents lors de la rencontre de presse, la situation catastrophique en matière de santé de l'Outaouais ne semble pas effrayer Volleyball Canada. Même qu'une équipe médicale formée de plusieurs spécialistes serait déjà composée afin d'accueillir adéquatement la formation.

Le support de la communauté est un autre facteur que regarde M. Williscroft. À ce compte, il préférerait voir ses protégés jouer dans un aréna rempli à craquer, mais dont le plafond atteint dix mètres, comme c'est le cas au Centre Guertin alors que la règlementation internationale est de 12 mètres, plutôt que dans un amphithéâtre vide de spectateurs.

Bien que le Centre Guertin ne respecte pas les normes internationales, l'ancienne directrice générale de Volleyball Canada, Sylvie Bigras, s'est faite rassurante sur ce point, indiquant que plusieurs dérogations à ce règlement avaient été accordées par le passé.

Autre point que les représentants de Volleyball Canada ne manqueront pas d'étudier est le financement. Selon les propos de Greg Williscroft, «pour l'instant, le Manitoba est très généreux.»

Pour Gatineau, l'arrivée d'une équipe nationale représente un investissement de 100 000$ par année, pour les quatre prochaines années. Un montant qui se traduit principalement en échange de services, par exemple par des heures de location de gymnases ou de salles de réunion.

Au-delà de l'argent, la venue d'une telle équipe entraînera des répercussions bénéfiques sur la relève, croit Louis-Paul Guindon, directeur du Module de la culture et des loisirs à la Ville de Gatineau: «On a des athlètes de pointe, chez nous, à Gatineau, et il n'y a pas vraiment d'infrastructures actuellement qui nous permettent de voir à l'encadrement et au support de ces athlètes-là.»

Il s'agira d'une première pour Gatineau, qui n'a jamais accueilli d'équipe nationale de façon permanente. L'équipe serait prête à déménager en janvier 2009, et les entraînements se feraient dans divers gymnases de la ville, en attendant la conclusion des travaux du Complexe sportif, qui devrait voir le jour officiellement à l'automne 2009.

L'entraîneur-chef de la formation est nul autre que Glenn Hoag, qui est originaire de Gatineau. Selon John-Paul Cody-Cox, il s'agit là d'un avantage pour l'Outaouais, mais cet élément ne fera pas nécessairement pencher la balance pour la région.

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