Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Info07
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

«Vous n'avez pas fini d'entendre parler de nous!»

Patrick Voyer par Patrick Voyer
Voir tous les articles de Patrick Voyer
Article mis en ligne le 2 avril 2008 à 11:51
Soyez le premier à commenter cet article

Téléchargez Flash Player pour voir ce vidéo.

Jenny Villeneuve résume la situation...
«Vous n'avez pas fini d'entendre parler de nous!»
La nouvelle coordonnatrice du Collectif régional de lutte à l'itinérance de l'Outaouais (CRIO), Jenny Villeneuve, et ses collègues, ont informé les médias ce matin qu'ils seront omniprésents encore cette année pour que le gouvernement du Québec mette enfin sur pied une politique en itinérance, pour notamment que le statut particulier de l'Outaouais soit reconnu.
Le CRIO a fait cette annonce dans le cadre d'une campagne provinciale initiée par le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec, qui désire recueillir d'ici le mois de mai des milliers de signatures ainsi que l'appui d'organismes et de personnalités de divers milieux.

«La situation est alarmante, lance Jenny Villeneuve. Nous avons eu notre assemblée générale hier et on a constaté que pour 2007-2008, une majorité des groupes communautaires était déficitaire. En moyenne, ce déficit est de 375 000$, et ce n'est pas parce que les intervenants sont de mauvais gestionnaires, c'est parce que les fonds diminuent.»

Le CRIO peut par contre se réjouir de deux choses: son plan directeur qui s'étale sur cinq ans et qui cerne les enjeux précis en itinérance et l'engagement du ministre Benoît Pelletier, dont l'itinérance est une des deux priorités en 2008.

Malgré cela, la réalité dépasse la fiction. «Il y a entre 21 et 25% de grande pauvreté dans la région. Ce qu'on voit, est que Gatineau est une ville riche, mais il y a des problèmes. Nous avons donc résolu de continuer nos revendications pour que les missions de base des organismes se poursuivent. Il y a un manque à gagner de 3 millions $ en itinérance, alors vous n'avez pas fini d'entendre parler de nous!», a tranché Jenny Villeneuve.

Yves Séguin du CIPTO (Centre d'intervention et de prévention en toxicomanie dans la région de l'Outaouais), rappelle qu'un organisme communautaire peut rarement prévoir ses activités plusieurs mois à l'avance, car le montage financier est constamment à surveiller. «Le CIPTO est chanceux cette année, car il a dégagé un surplus parce que la direction générale est partie et n'a pas été remplacée et que l'hypothèque a été remboursée, mais ça n'arrivera pas à toutes les années…», nuance-t-il.

Quant à elle, Diane Tremblay d'Entraide familiale de l'Outaouais, ne comprend pas que dans un pays riche comme le Canada, des familles se retrouvent sans logis et sans nourriture. «Il y a une éducation populaire à faire pour que les gens sachent que même si on habite dans une région prospère, trop de femmes, d'hommes et d'enfants vivent dans des situations indécentes et inacceptables!»

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net

  • Êtes-vous satisfait des opérations déneigement dans la région?
  • Oui
  • Noin

Liens