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À la conquête de ses rêves

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Article mis en ligne le 4 avril 2008 à 8:34
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À la conquête de ses rêves
Joanna Guiet. (Photo: Dominique Poirier)
À la conquête de ses rêves
Lors du US Open de karaté qui se déroulait la fin de semaine du 22 mars à Las Vegas, Joanna Guiet a mis la main sur deux médailles d'or en équipe, une au kata et une autre au combat. Des résultats qui présagent une bonne année à venir pour la jeune athlète de 15 ans.
«J'avais commencé la gymnastique, la natation, mais moi, c'est là-dessus que j'ai accroché comme enfant», explique Joanna, qui pratique le karaté depuis l'âge de six ans. Deux ans plus tard, elle prenait part à ses premiers combats.

La pratique de ce sport lui a procuré plusieurs choses, mais surtout, plusieurs rêves: «Je voulais ma ceinture noire, et prendre l'avion pour aller faire du karaté, se souvient-elle. Aller au championnat canadien, c'était aussi mon rêve.»

Celle qui admet pratiquer la visualisation, tant dans son sport que dans sa vie personnelle, a vu juste. L'année dernière, ses rêves se sont concrétisés les uns après les autres. D'abord, Joanna a été sélectionnée au niveau provincial pour participer au championnat canadien, d'où elle est revenue avec non pas une, mais deux médailles d'or. Deux mois plus tard, en septembre, elle prenait part au championnat panaméricain junior, où elle a mis la main sur une médaille de bronze en combat chez les 14-15 ans.

«À un certain niveau, tout le monde est bon. Celui qui va gagner, c'est celui qui veut vraiment», croit Joanna, qui admet avoir une grande force mentale qui fait souvent la différence entre une victoire et une défaite. «Ma mère a cette force-là. Au niveau du karaté, c'est Marie-Ève (Beaudoin, l'entraîneure de Joanna), qui a cette force. Je l'ai toujours admirée en tant qu'athlète, mais aussi en tant que personne.»

Si Joanna a un petit côté sensible et émotionnel qui lui joue parfois des tours, il ne fait aucun doute qu'elle voue une grande admiration envers ceux et celles qui partagent ses entraînements et qu'elle voit évoluer sur le plan national et international.

Il y a d'abord ses coéquipières en kata, Emmanuelle Garneau-Mignot et Marie-Michelle Leclerc, avec qui elle fait du kata en équipe: «On vient de commencer, explique Joanna. Ça fait longtemps qu'on se connait, mais on vient d'avoir la chimie. Le voyage à Las Vegas a vraiment aidé.»

Puis il y a Marie-Ève, son entraîneur pour qui elle voue une admiration plus que palpable. Et Philippe Poirier: «De pouvoir s'entraîner avec lui, c'est un honneur, il a fini troisième au monde…», indique-t-elle.

«Le karaté, c'est pas un sport d'équipe, c'est un sport individuel. Mais moi, mon club, c'est mon équipe», résume-t-elle.

Mais ces regards admirateurs se tournent peu à peu vers elle, puisqu'à son tour, elle a pris l'initiative d'aider des jeunes à s'initier à ce sport qu'elle aime tant. Joanna consacre donc ses samedis matin à enseigner le karaté aux jeunes de trois et quatre ans, une activité parfaite pour quelqu'un qui espère se diriger en éducation.
Conjuguer sport et études
Celle qui s'entraîne à raison de huit heures par semaine et qui parcoure le continent régulièrement pour participer à diverses compétitions réussit à faire coïncider la pratique de son sport et ses études sans trop de mal: «Je n'ai pas de problème à l'école et les profs n'ont pas de problème avec mon attitude alors ça va. Et les travaux, je les rattrape. Au lieu d'écouter la télé le soir, je vais faire mes devoirs, car je veux aller au karaté. C'est juste que les priorités changent.»
Joanna réussit même à étudier en classe d'éducation internationale. Sans oublier qu'elle prend du temps pour garder régulièrement des enfants, faire de la photographie et du scrapbooking, et aussi pour s'impliquer dans diverses causes comme Leucan, la fibrose kystique et comme pairs-aidant. L'an prochain, elle ira compléter ses deux dernières années du secondaire en sport-études, à Nicolas-Gatineau. Un changement qui lui permettra de doubler ses heures d'entraînements hebdomadaires.

Et qui lui permettra surement d'aller à la conquête de tous ses rêves, autant celui de se rendre en finale des prochains championnats panaméricains, que celui de participer, un jour, à des championnats du monde. Et pourquoi pas, éventuellement, de voir le karaté devenir un sport olympique, et d'y participer.

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