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Les niveaux d'eau des rivières surveillés de près

Yannick Boursier par Yannick Boursier
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Article mis en ligne le 4 avril 2008 à 9:25
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Les niveaux d'eau des rivières surveillés de près
L'hiver n'a pas fini de faire des siennes dans la région, alors que les rivières sont sous haute surveillance pour prévenir les risques d'inondation pendant la période de dégel.
La forte accumulation de neige et les pluies printanières font augmenter les risques d'inondations à tous les jours sur le territoire d'Ottawa et de l'Outaouais. «On est en retard pour la saison», souligne Fergus McLaughlin de la Commission de la planification de la régularisation de la rivière des Outaouais.

Le dépit d'écoulement de l'eau en provenance du réservoir Carillon est sensiblement moins élevé que ce qu'il doit être normalement, c'est ce qui cause en ce moment les risques d'inondations. Et ce potentiel est plus élevé à chaque jour, ajoute M. McLaughlin.

«On croit que c'est parce qu'une partie de la neige s'est transformée en glace pendant l'hiver, donc ça fond moins vite», explique-t-il. Si bien que tous les secteurs sont à risque d'inondation dans les prochains jours selon lui.

«La seule façon qu'on peut faire pour réussir à sortir cette quantité d'eau-là sans trop de dommages, c'est si on a une fonte-gel-fonte-gel jusqu'en juin. Il faudrait qu'on ait une fonte de la neige de jour et un refroidissement la nuit.»
Surveillance
Du côté de la Ville de Gatineau, on indique aussi qu'il y a surveillance des rivières, mais que pour le moment, le niveau d'eau n'est pas inquiétant. Mais il pourrait le devenir. «C'est très difficile à prédire, avoue le responsable du bureau de la sécurité civile à la Ville de Gatineau, Jacques Rathwell. Il y a des années où il y a beaucoup de neige, mais où il y a une fonte normale. On a donc moins de problèmes.»
On sait par contre qu'il y a des endroits témoins qui risquent d'être les premiers touchés en cas de pépin. Le chemin Fraser, la rue Hurtubise et le chemin du Fer à Cheval sont les trois endroits névralgiques à la Ville de Gatineau. «Ce sont les premiers affectés», affirme Jacques Rathwell.

D'autres secteurs peuvent être à risque, comme Jacques-Cartier. «Pour les autres secteurs, c'est assez évolutif comme danger d'inondation, indique M. Rathwell. On a réalisé une cartographie des zones inondables avec les différents risques.»

«Les résidents de ces rues-là sont quand même familiers avec la situation, note Jacques Rathwell. Mais si on détermine que les niveaux atteignent un seuil critique, on va faire passer l'information aux citoyens.» Entre-temps, les gens qui sont dans les zones à risque peuvent se prémunir de pertes importantes en ôtant leurs biens précieux du sous-sol... juste au cas.

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