L’entraîneur-chef de l’Intrépide, Grant French, n’est pas peu fier de ses protégés.
Grant French garde de très bons souvenirs de la saison de l’Intrépide
Malgré la défaite 4-0 dans la série finale du circuit Gauthier, lundi, l’entraîneur-chef de l’Intrépide de Gatineau, Grant French, a de la difficulté à expliquer à quel point il est fier de ses joueurs, qui ont déjoué tous les pronostics cette saison.
«On peut être très fiers de s’être rendus jusque-là. Quand je prends un peu de recul, je suis très content de ce qu’on a accompli depuis le mois de septembre», de dire celui qui dirige l’équipe depuis décembre 2006. Sur un total de 16 équipes, la formation a terminé au deuxième rang de la division CCM et au sixième échelon du classement général en saison régulière, cumulant 25 victoires et 20 défaites, dont six en prolongation ou en fusillade. Avec 56 points, il s’agissait de la quatrième meilleure saison de l’Intrépide depuis la création de la formation, en 1993.
«Le creux que nous avons connu en décembre et en janvier n’était pas plaisant, mais honnêtement, je pense que ça nous a aidé», soutient-il, faisant référence à la séquence de huit revers consécutifs qu’a subi l’équipe cet hiver. Chose certaine, la combativité, le courage et surtout, la détermination de ses protégés resteront gravés dans sa mémoire encore longtemps. «Pour la série contre les Lions du Lac St-Louis, il n’y a pas grand monde qui croyait en nos chances de les battre», dit-il, soulignant que le caractère des joueurs s’est forgé au fil de la saison grâce à de belles victoires, mais aussi en raison de dures défaites.
En séries éliminatoires, la troupe de Grant French n’a eu besoin que de 13 duels pour envoyer en vacances les Forestiers d’Amos, les Riverains du Collège Charles-Lemoyne et les Lions du Lac St-Louis. C’est à la finale du championnat de la ligue, contre le Blizzard du Séminaire St-François, que tout s’est gâté. «On a frappé une très forte équipe et cela a fait la différence», dit-il, précisant qu’il ne faut pas chercher d’excuses à cette fin plutôt abrupte. «C’est fini, c’est fini», ajoute-t-il. Ironie du sort, la dernière fois que la formation locale avait atteint la grande finale, en 2005, elle avait aussi trébuché en quatre matchs, cette fois-là contre les Commandeurs de Lévis.
Une bourse d’études… et un record pour Steeven Jacques
Soulignons que le numéro 19 de l’Intrépide, Steeven Jacques, en plus de s’être démarqué en ayant la meilleure fiche des siens en saison régulière (52 points), a été récompensé lundi en mettant la main sur le titre de joueur le plus utile des séries pour son équipe. Le tout était assorti d’une bourse d’études de 500$, qui lui a été remise par le président de la ligue midget AAA du Québec, Claude Gauthier. Avec 10 buts et 20 aides, il a cumulé 30 points, soit deux de moins que le record établi par Daniel Brière, en 1994. Cependant, il a battu le record de Brière en ce qui concerne le nombre d’aides, puisque l’ancienne marque était de 19 passes. Du côté du Blizzard, c’est le capitaine de l’équipe et frère cadet de Patrick Roy, Frédérick Roy, qui a reçu ce titre.
Divers autres prix seront remis lors du Brunch des Champions, qui réunira les 16 équipes de la ligue, le 4 mai à Laval. La 32e saison de la ligue midget AAA du Québec (la 15e de l’Intrépide) est donc une histoire du passé. La prochaine année prendra son envol au cours des premiers jours du mois de septembre.