Des voitures de police sans plaque
La Ville de Gatineau s'est aperçue cette nuit que le renouvellement de ses plaques n'avait pas été fait sur ses voitures, notamment sur les voitures de police et les camions de pompier, depuis le 31 mars.
La situation a été corrigée ce matin alors que la ville de Gatineau a discuté avec la Société de l'assurance automobile du Québec pour s'assurer que les voitures revenaient dans la légalité.
Les policiers se sont aperçus de cette situation à la suite d'un accrochage cette nuit dans le secteur Buckingham. En faisant le rapport d'accident, ils ont découvert que la plaque du véhicule était expirée. Après vérification, ils ont découvert que toutes les plaques des véhicules étaient expirées.
La ville de Gatineau fera une enquête dans la journée pour comprendre pourquoi le renouvellement de ses plaques ne s'est pas fait à temps. «Il y a eu un retard et on est en train de vérifier pourquoi, a indiqué le maire, Marc Bureau. Le chèque était parti depuis une semaine.»
Le directeur par intérim du Service de police de Gatineau, Mario Harel, indique qu'il s'agit d'une erreur administrative et que la SAAQ avait effectivement le chèque entre leur main ce matin lorsque les deux organisations se sont parlé pour régulariser la situation.
Même si la Fraternité des policiers et policières a suggéré à ses membres ce matin de rentrer, il n'y a pas eu d'interruption de service. Les directeurs du service de police ont demandé aux policiers de rester à leur poste, puisque la situation avait été réglée.
Drôle de situation
Le président de la Fraternité des policiers et policières, Rock Legault, a indiqué que la situation était totalement inacceptable. Il affirme avoir suggéré aux policiers de rentrer ce matin quand il a été mis au courant de la situation parce que les policiers ne pouvaient pas aller à l'encontre de leur propre loi. «C'est nous qui faisons appliquer la loi et là on va contre la loi», affirme M. Legault.
«Je crois qu'on aurait pu répondre pour les situations d'urgence, a-t-il commenté. On a même suggéré de stationner les véhicules dans des entrées privées près de leur territoire pour être prêt à répondre aux situations d'urgence. Je crois qu'en cas de nécessité, ça aurait justifié de rouler sans les plaques.»
Ce dernier croit que cette situation aura entaché le professionnalisme du Service de police de Gatineau. «Côté professionnalisme, le Service de police de Gatineau vient d'avoir une leçon.»
La Ville ne pouvait pas dire si elle aurait à payer une contravention pour avoir roulé avec des voitures sans plaque pendant plus de huit jours. Normalement, l'amende pour ce genre d'infraction est de 430$.
Christian Desmarteaux
Commentaire mis en ligne le 9 avril 2008L'histoire ne mentionne pas si ils ont eu droit au même traitement que tout autres conducteurs dans un tel cas; c'est à dire une contravention très salée.