Sauvé par un pressentiment!
Il s'en est fallu de peu pour que le coma diabétique dans lequel était plongé Jonathan Clément se transforme en véritable cauchemar. N'eut été d'un pressentiment de son oncle Raymond, le jeune de 20 ans aurait pu y passer…
Jonathan Clément est diabétique de type 1 et doit se piquer à l'insuline à tous les jours. Malgré tout, il lui arrive d'avoir quelques faiblesses et parfois même d'en perdre connaissance. «C'est son premier coma profond», raconte sa mère, Carole Clément.
Le 3 avril dernier, Jonathan était seul chez sa grand-mère, à Notre-Dame-de-la-Salette. Poussé par un pressentiment, son oncle a décidé de se rendre sur les lieux pour s'assurer que tout allait bien. «Il m'a expliqué que c'est comme si Jonathan avait crié à l'aide. Il est allé là et l'a trouvé étendu à terre, déjà dans le coma», explique Mme Clément.
Au moment de l'arrivée de son oncle et de la conjointe de celui-ci, le coma de Jonathan était déjà profond et ses lèvres étaient même bleues. «La conjointe de mon frère, Aline Carrière, est thérapeute et fait de la médecine douce. Quand elle est arrivée, elle lui a fait un traitement de médecine douce et il a repris conscience durant le traitement», de dire Mme Clément qui soutient que s'ils n'étaient pas arrivés, son fils serait probablement mort.
Par contre, elle déplore le travail du 9-1-1 qui n'a pas aidé plus qu'il faut son frère et sa belle-sœur lorsqu'ils ont appelé pour une ambulance. «Si quelqu'un d'autre l'avait trouvé, il aurait fallu des explications, ce qu'ils n'ont pas fait. De plus, les ambulanciers n'avaient pas de glucagon (ce qu'il faut donner lors d'un coma diabétique)», déplore la mère du jeune homme.
La mère du jeune diabétique avoue avoir été au courant du coma de son fils une fois qu'il était revenu à lui. Un peu plus d'une semaine après les événements, la mère de famille et son fils en font toujours des cauchemars. «On n’ose quasiment pas qu'il soit seul à la maison», avoue-t-elle.
Carole Clément rappelle que lorsque l'on trouve quelqu'un dans un coma diabétique, il faut soit trouver du glucagon ou lui donner du miel (dans la joue) voire même du jus. «Mais rien de dur parce qu'il pourrait s'étouffer», conclut-elle.
M. BO
Commentaire mis en ligne le 18 avril 2008Il n'est pas toujours facile de vivre 24 heures par jour avec un diabète. Il n'y a jamais de vacance de maladie! Par contre c'est faisable. Un contrôle parfait n'existe pas, il peut y avoir des malheureux incidents.
Lorsque ce sont des enfants, ça appartient à leurs parents de se munir de «Glucagon», de savoir l'utiliser et aussi de démontrer comment l'utiliser aux personnes proches de l'enfant en cas d'urgence.
En grandissant, ou lorsque ce sont des adultes, ça leur appartient à eux-même de faire cet enseignement ET de s'assurer d'avoir des sources de glucides (sucre) disponibles avec eux ainsi que du glucagon. L'entourage d'un jeune diabétique doit donc être au courant de la situation et des gestes à poser en cas d'hypoglycémie (qui peut aller jusqu'à l'inconscience)
Ce n'est pas toujours facile à dire à son entourage, mais c'est une question de survie.
Lorsqu'une personne diabétique est inconsciente, il ne faut pas lui donner de jus, ni de barre de chocolat ou autres sucreries dans la bouche car ce pourrait être dangereux.