Gilles Aubé veut que Hull passe du rouge au bleu le 12 mai
Lors de la démission de Roch Cholette, il y a quelques jours, on disait que le Parti Québécois avait été pris de court par la nouvelle. Il semble que tout a vite changé. La chef du PQ, Pauline Marois, était en Outaouais samedi pour annoncer que le Dr Gilles Aubé, bien connu parce qu’il était porte-parole de la coalition à l’urgence phase 2, sera candidat dans la circonscription de Hull en vue de l’élection partielle du 12 mai.
C’est sans trop de surprise que celui qui a entre autres mis sur pied le premier groupe de médecine familiale de Hull, il y a trois ans, aura comme priorité la santé durant la campagne électorale qui durera 30 jours. Lui-même urgentologue et médecin de famille, Gilles Aubé dénonce le taux d’occupation des civières à l’urgence de l’hôpital de Hull, qui atteint régulièrement 200%, et qui a franchi le cap des 350% l’été dernier.
Qualifiant de «concept intéressant mais vide de sens» le statut particulier accordé à l’Outaouais en matière de santé, il est aussi préoccupé par le manque chronique d’infirmières et de lits d’hébergement. «Il y a de 30 à 50 patients, de façon continue, qui sont sur les étages et qui attendent d’être transférés dans un centre d’hébergement. Ce n’est pas respectueux pour nos aînés et ça bloque la salle d’urgence», lance-t-il, lui qui au choisi «Il y a urgence d’agir» comme slogan de campagne. «Le gouvernement Charest a démissionné devant ses responsabilités», a ajouté Pauline Marois, qui dit ne pas être effrayé outre mesure par le fait que Hull est reconnu comme un château fort libéral. «On dit que le fruit du succès, c’est toujours le dernier essai», dit-elle.
Mme Marois a louangé l’urgentologue, tenant à rappeler aux militants péquistes qu’il milite pour ce parti depuis 1976 et qu’il défend toujours avec vigueur sa région. «Il a dû, tout en étant un souverainiste, lorsque c’était nécessaire, faire les représentations auprès du gouvernement péquiste car il a à cœur les intérêts de sa région», a-t-elle dit. M. Aubé affirme qu’il a fait le saut en politique car il se sentait prêt à le faire au point de vue de sa vie personnelle, et parce qu’il considère que la situation est bloquée dans la région en ce qui concerne le système de santé. «Les priorités des autres régions étouffent toujours celles de l’Outaouais. On est toujours laissés pour compte, en deuxième ligne», martèle-t-il.
Dans un autre ordre d’idées, M. Aubé a tenu à spécifier qu’il n’aura plus de liens avec la coalition L’Outaouais à l’urgence au cours des semaines à venir. «J’aimerais signifier que durant le mois qui vient, je ne suis plus porte-parole de la coalition et je me libère de ma responsabilité à ce niveau-là. Ils vont continuer leur cheminement de façon indépendante», a-t-il dit, ne voulant pas se prononcer à savoir si la coalition lui donnait son appui politique en vue de l’élection du 12 mai.
Une faculté de médecine à l’UQO?
Questionné quant à l’implantation d’une faculté de médecine à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), M. Aubé s’est dit en accord avec l’idée, mais il a rappelé que plusieurs autres programmes d’études du domaine de la santé se doivent d’être accessibles. «Nous voulons toutes les spécialités qui sont pertinentes pour l’Outaouais: ça inclue la médecine, la pharmacie, la physiothérapie, l’ergothérapie, la nutrition et les infirmières praticiennes. Ce sont six branches qui n’existent pas en Outaouais et nous voulons incessamment que des partenaires universitaires viennent nous aider à monter ces cours-là», affirme-t-il.
Aussi, le candidat péquiste a salué le fait qu’on a implanté récemment le programme de soins hospitaliers d’urgence au Cégep de l’Outaouais, mais il soutient que l’on se doit aussi d’offrir l’inhalothérapie, les techniques en radiologie et les techniques en laboratoire.
Dans le camp des libéraux, c’est dimanche que l’on en saura davantage, alors que la candidate Maryse Gaudreault a convoqué les médias pour le lancement officiel de sa campagne. L’ADQ, qui a fait les manchettes cette semaine en raison de la démission de deux organisateurs du parti dans la région, n’a toujours pas annoncé qui sera son candidat. Rappelons que Mario Dumont aurait refusé que le numéro deux de son parti et député de Chauveau, Gilles Taillon, quitte sa circonscription pour tenter sa chance en Outaouais. C’est Brian Gibb qui sera le candidat du Parti Vert, alors que Bill Clennett devrait annoncer dans les prochains jours qu’il représentera Québec Solidaire.
Gilles Aubé veut que Hull passe du rouge au bleu le 12 mai
sylvie guillemetteArticle mis en ligne le 2 mai 2008
Veuillez excusez mes fautes d'orthos.
Billinguiste..plutot billinguisme..etc..:)SG