De l'argent pour les ressources naturelles
La région de l'Outaouais disposera d'un budget de 600 000$ en 2008-2009 pour développer les ressources naturelles présentes sur son territoire.
Cette enveloppe budgétaire a été accordée par le gouvernement québécois pour la mise en oeuvre des travaux de la Commission régionale sur les ressources naturelles et le territoire public de l'Outaouais (CRRNTO).
«Cette commission traite de toutes les questions qui touchent les ressources naturelles sur le territoire public, notamment les écosystèmes forestiers, l'eau, l'air, les sols, les aires protégées et l'ensemble des activités qui peuvent s'y consacrer», souligne le président de la Conférence régionale des élus de l'Outaouais (CRÉO) et président de la CRRNTO, Marc Carrière.
Avec cette décision, la région de l'Outaouais pourra gérer son enveloppe localement pour trouver des solutions aux problèmes spécifiques de la région ou aider des secteurs névralgiques qu'elle aura elle-même définis.
D'ailleurs, un des premiers mandats de la CRRNTO sera d'établir un Plan régional de développement intégré des ressources naturelles et du territoire public qui définira les orientations et les priorités de développement et de mise en valeur que la région entend réaliser dans les prochaines années.
Selon la député de Gatineau, Stéphanie Vallée, ce travail sera important, entre autres pour les MRC où l'on retrouve une monoindustrie. «La possibilité de développement de plusieurs villes repose en grande partie sur le développement des ressources naturelles», a-t-elle indiqué.
Question du bois
Et dans plusieurs cas, c'est le bois qui est la ressource naturelle principale de l'industrie. Ce secteur sera regardé de près par la Commission régionale puisque le secteur forestier a été fortement touché dans les dernières années.
Le député de Papineau, Norman MacMillan, a souhaité que cette enveloppe serve à trouver des solutions concrètes. «Je pense personnellement qu'il faut arrêter de penser, il faut agir, a-t-il lancé. Il faut qu'on aille voir les gens sur le terrain, ceux qui travaillent dans le bois et qui sont pris avec cette situation.»
Marc Carrière a indiqué sa volonté de travailler avec les acteurs du milieu et de mettre en place des projets concrets sur le territoire grâce aux sommes obtenues.