Le candidat indépendantiste dans Hull Jean-Roch Villemaire à droite, en compagnie de son chef Éric Tremblay. (Photo: David Legault-Bélec)
Jean-Roch Villemaire annonce son programme
Jean-Roch Villemaire, le vice-président de l’association étudiante de l’UQO, tentera de se faire élire dans la circonscription de Hull sous les couleurs du nouveau Parti indépendantiste (PI). Faisant immédiatement flèche de tout bois, M. Villemaire a tout de suite attaqué ses adversaires, spécialement l’ex-attaché de presse de Roch Cholette, Maryse Gaudreault.
«J’ai reçu ce matin le dépliant de Mme Gaudreault dans ma boîte à lettres. Ce n’est pas vraiment un dépliant, c’est juste une photo d’elle avec sa biographie au verso. Elle prend vraiment les électeurs de Hull pour acquis. Elle ne présente même pas de programme et elle veut être élue à l’Assemblée nationale pour représenter les Hullois», affirme Jean-Roch Villemaire.
M. Villemaire en avait aussi après le candidat du Parti québécois, le Dr Gilles Aubé, qui appuie l’obtention pour l’UQO d’une faculté de médecine affiliée à l’Université McGill. Pour le candidat du Parti indépendantiste, «c’est une autre preuve du parti pris du PQ pour l’anglicisation et la bilinguisation du Québec et de l’Outaouais», ce qu’il trouve tout à fait inacceptable. En fait, M. Villemaire veut faire de ce qu’il nomme «l’anglicisation galopante du Québec et de l’Outaouais» un de ses principaux chevaux de bataille pour la prochaine campagne.
Jean-Roch Villemaire dénonce aussi le partenariat public privé à l’hôpital de Hull avec l’entreprise VitalAire. Il considère que le privé dénature et banalise la notion même des services publics.
M. Villemaire a par la suite soutenu que le PQ, l’ADQ et Québec solidaire n’avaient rien à offrir aux Québécois comme vision d’avenir. Il maintient que le PI est la seule option qui reste aux Québécois. Son chef, Éric Tremblay, affirme la même chose. «Les Québécois ont désormais deux options, soit celle de voter pour le PI, soit celle de se préparer à disparaître», dit-il, rejetant complètement le fait que deux autres partis ont la souveraineté du Québec dans leur programme.
Une majorité de députés du PI à l’Assemblée nationale du Québec enclencherait la déclaration d’indépendance pure et simple du Québec, l’adoption d’une constitution d’État indépendant provisoire et l’élaboration d’une constitution permanente. «Il est très important de prendre le contrôle de nos leviers décisionnels pour s’assurer de notre épanouissement futur», dit M. Tremblay.
Le candidat indépendantiste affirme également que l’immigration doit être revue afin de permettre l’intégration des nouveaux arrivants à la culture du Québec. Son chef est du même avis. «Montréal est qualifié de capitale francophone d’Amérique du Nord. C’est désormais faux parce que c’est plus de 50% de ses habitants qui ne sont pas Québécois», dit le jeune chef.
«La cause souverainiste est la seule qui peut rassembler l’ensemble des Québécois. (…) Il faut arrêter de se fier aux politiciens carriéristes qui siègent présentement à Québec», a dit le chef. À cette citation il a ajouté que «les vrais Québécois sont ceux qui veulent être Québécois et qui s’épanouissent en français.»