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De la harpe et de la romance gracieuseté de l'Ensemble Prisme

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 18 avril 2008 à 20:01
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De la harpe et de la romance gracieuseté de l'Ensemble Prisme
Frédéric Hodgson et son instrument, le hautbois. Paraît-il que le hautbois était le chouchou de l'époque baroque, encore plus que la flûte! Bach a entre autres composé 21 concerts pour cet instrument. (Photo: Patrick Voyer)
De la harpe et de la romance gracieuseté de l'Ensemble Prisme
Après avoir ravi les amateurs de musique de chambre avec ses trois premiers concerts mettant notamment en vedette Mozart, Prokofiev et Bach, l'Ensemble Prisme termine sa deuxième saison avec un duo envoûtant: Le charme de la harpe avec la virtuose Caroline Léonardelli et La passion romantique avec le pianiste émérite Andrew Tunis.
L'hautboïste Frédéric Hodgson est particulièrement fébrile à l'approche de ces deux derniers concerts originaux et variés. Ce dernier qualificatif représente bien la mission de l'Ensemble, qui est composé de huit musiciens, quatre cordes et quatre vents. Le groupe invite parfois des solistes pour enjoliver les pièces et offrir différentes orchestrations au public (du baroque au contemporain). Par exemple, pour l'événement De la France à Mozart le 12 janvier, Prisme a monté un quintette à vents accompagné du talentueux pianiste outaouais Frédéric Lacroix.

Les deux prochaines pointures qui partageront la scène de la salle Jean-Despréz avec eux sont Caroline Léonardelli (26 avril) et Andrew Tunis (10 mai).

«Caroline est la meilleure harpiste de l'Outaouais, les deux côtés de la rivière confondus!, lance avec éclat Frédéric Hodgson. Je la connais bien, on joue ensemble depuis près de 20 ans. Elle a son propre site Web et elle a aussi un groupe. Elle a un bon sens de l'entrepreneurship et des projets intéressants!»

La harpiste sera secondée d'une flûte, d'un hautbois et d'un quatuor à cordes pour interpréter des morceaux de Claude Debussy, Nino Rota (compositeur de la trame du Parrain) et d'Antonio Pasculli. «La harpe te fait voyager, il n'y a pas de répétitions, que des variations. On peut faire de belles combinaisons, y'a pas une pièce pareille. […] La harpe, c'est l'instrument des anges, ç'a vraiment un son féérique. Tu entends un accord et tu es déjà ailleurs. C'est un instrument parfaitement dosé; la note dure longtemps, mais pas trop. Ce n'est pas comme un piano et sa pédale ou une guitare! Les résonnances de la harpe enrichissent tous les autres instruments sans les couvrir…», nuance le musicien.

Frédéric Hodgson trouve dommage que le Conservatoire de musique de Gatineau n'offre pas de classe de harpe, mais il comprend parfaitement pourquoi. «Le Conservatoire a un budget limité et privilégie les instruments d'orchestre. Il y a aussi une question de coût: c'est presque aussi cher qu'un piano!» Sans compter la fragilité et la rareté… En fait, c'est un instrument culte!
Romanzia
L'ensemble Prisme clôturera sa saison avec un festin romantique tiré des œuvres de Robert Schumann, Joseph Haydn et Franz Schubert. Un quatuor à cordes épaulera le pianiste Andrew Tunis, qui habite le secteur Aylmer.
«Andrew est une autre de nos gloires locales, qui a gagné plusieurs concours internationaux de musique de chambre. Il enseigne à l'Université d'Ottawa et sa spécialité est la musique romantique.»

Et qu'est-ce que ce type de musique? «Il y a beaucoup d'émotion, une densité, des harmonies très riches qui sont plus développées qu'en musique classique, explique Frédéric Hodgson. C'est l'équivalent musical de la poésie; il y a des règles à suivre, mais la forme est plus libre. Le compositeur laisse aller son imagination, explore des zones non explorées avant et met tout au service de l'émotion. Ce n'est pas une musique de divertissement, c'est une musique qui va directement au cœur.» Le violon et le piano sont les deux instruments les plus connus dans cet univers romanesque.

L'Ensemble Prisme présentera de plus le contenu de la prochaine saison lors de ce dernier événement. Frédéric Hodgson affirme que la liste d'attente des invités et des œuvres est aussi longue que les offres et les demandes: c'est-à-dire «très» longue! Mais il assure que la troisième sera à l'image de la deuxième, soit mouvante et hétéroclite.

Les huit musiciens enchaîneront le 26 juin avec un concert à Duhamel et annonceront bientôt un projet conjoint avec la Ville de Gatineau.
C'est un rendez-vous les 26 avril et 10 mai, 20h, à la salle Jean-Despréz. Entre-temps, le Prisme se produit en fin de semaine avec Le Choeur classique de l'Outaouais, samedi à 20h et dimanche à 16h, à l'église St-François-de-Sales.

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