Samsara est un juste équilibre entre la narration, la danse, la musique et l'art équestre.
Un cheval, des danseuses, des musiciens et une belle histoire…
«Samsara», présenté à la Maison de la culture les 14 et 15 mai
Les 14 et 15 mai prochains, la scène de la salle Odyssée se métamorphosera complètement pour devenir une piste équestre alors que le spectacle Samsara, un conte d'inspiration bouddhiste qui met en vedette une jument, cinq danseuses, quatre musiciens et un conteur, débarquera à Gatineau pour un spectacle hors de l'ordinaire.
Samsara est le résultat d'une histoire épatante pour Gérard Huc. Un choix de vie pour cet ancien entrepreneur qui a déjà été à la tête de 27 entreprises au cours des 30 dernières années. Puis, un jour, il décide que ce n'est pas le genre de vie qu'il veut mener, que l'argent n'achète pas le bonheur.
Un voyage au Missouri et un séjour en Allemagne plus tard, c'est dans un train qu'il fait la connaissance de Nadi, une chorégraphe qui l'inspire et lui apporte enfin les réponses qu'il cherchait. Et c'est sur la scène qu'il s'accomplira dorénavant… «Je crois qu'avant je me cachais derrière les chiffres, alors que lorsque tu es sur la scène, il n'y a pas de place pour les secrets. Il n'y a que les émotions, tu es complètement mis à nu.»
Samsara, c'est donc une belle jument blanche espagnole qui est devenue un membre de la famille et une source d'inspiration. Puis, l'accomplissement entre son épouse Nadi Malengreaux et Gérard Huc.
Inspiré des contes de Jataka, contes traditionnels tibétains, le spectacle relate l'une des vies de Bouddha à travers le cycle des vies et morts, appelé Samsara en sanskrit. Avant de devenir le Bouddha Shakyamuni, un Prince comprit après des années de méditation, pourquoi les êtres souffrent et décide de les aider à découvrir le bonheur.
Sous forme de tableaux vivants, le spectacle est un juste équilibre entre la narration, la danse, la musique et l'art équestre. Puis, il s'adresse à toute la famille… «Ce spectacle d'une heure quarante minutes permet à un éventail de spectateurs de 4 à 84 ans de se retrouver ensemble pour une belle soirée.»Si les enfants sont captivés par le cheval et la danse, les adultes s'intéresseront particulièrement au conte et à sa philosophie.
Pour Gérard Huc, Samsara invite à prendre conscience de la relation qu'on a avec les autres. Que ce soit avec ses enfants, ses animaux domestiques, ses compagnons de vie, ses amis, sa famille…
Si pour le public de voir un cheval sur scène est déjà plutôt exceptionnel en soi (même que la Maison de la culture a dû faire construire un sur-plancher exprès pour le spectacle), pour les danseuses, c'est également une expérience. «Quand un cheval de 600 livres se dirige vers toi, c'est assez impressionnant. Ça demande une certaine confiance et une belle communication entre les danseuses et Samsara», spécifie M. Huc.
Tout est donc prévu au quart de tour et tient à un synchronisme absolu. «Parce que Samsara connaît bien le spectacle et qu'elle est réglée au rythme de la musique. Lorsque je suis en coulisse avec elle, je compte les temps pour elle.»
Et Samsara est ce qu'on pourrait appeler, une jument accro de la scène. «Elle s'amuse en même temps qu'elle travaille. D'ailleurs, un jour de répétition où on avait particulièrement bien travaillé, les danseuses ont demandé à refaire un numéro pour le plaisir. Alors, j'ai amené Samsara en coulisse pour lui donner des carottes. Mais dès que la musique a démarré, elle est partie seule sur scène…», raconte celui qui la chevauche.
Au-delà de l'aspect spectacle, Samsara a permis à Gérard Huc de se découvrir et de rétablir un contact authentique avec les autres. «Je me suis découvert moi-même et le milieu artistique m'a amené un nouveau niveau de sincérité envers moi et les autres. Je suis aussi plus ouvert et à l'écoute des autres.»
Très zen dans sa façon de gérer l'avenir du spectacle, Gérard Huc laisse plutôt les événements venir à lui. Donc, pas de grands projets en vue. Après la France, la Belgique, le Luxembourg et la Hollande, Samsara s'arrête donc au Québec d'abord, puis peut-être en Asie en 2009. Pour le reste, on verra… «Je ne fais pas de projection et je n'ai pas d'envie pas satisfaite. Dès qu'on a un désir, on le réalise.»
Samsara sera présenté les 14 et 15 mai à 20h à la Maison de la culture de Gatineau (855, boul. de la Gappe à Gatineau). Les billets sont en vente au coût de 41$ en composant le 819 243-2525.