Un petit pas pour une grande cause
La marche pour l’autisme a eu lieu samedi pour la sixième année consécutive à l’École Secondaire de l’Île. Sous le thème «Un petit pas pour une grande cause», c’est quelques 300 personnes qui se sont réunies afin de marcher pour les enfants autistes de la région.
Les gens de l’Outaouais n’étaient pas les seuls à marcher en cette belle journée qui clôturait le mois de l’autisme. Neuf autres régions du Québec ont décidé de se joindre à la promenade pour amasser des fonds, mais aussi pour sensibiliser la population à la cause de l’autisme. «Peu de gens connaissent vraiment ce qu’est l’autisme. Cette marche annuelle permet de donner de la visibilité à notre cause et de sensibiliser les gens», affirme Anne Jamer Michaud, la mère d’un jeune autiste, Philipe.
L’argent récoltée lors de cette marche sert à envoyer des jeunes autistes de la région dans des camps d’été spécialisés qui sont planifiés pour les accueillir. L’objectif est de 30 000$ cette année. «C’est très bien de pouvoir envoyer ces enfants dans des camps où ils auront du plaisir», ajoute le père de Philipe, Daniel Michaud. Le couple participe à la marche chaque année depuis sa création.
Les troubles envahissants du développement touchent environ 400 personnes en Outaouais. Ces troubles regroupent cinq syndromes dont les plus communs sont l’autisme, le syndrome d’Asperger et les TED (troubles envahissants du développement) non-spécifiés. «De plus en plus de monde savent c’est quoi les TED. Il faut rester ensemble et continuer pour que nos enfants qui souffrent de ça puissent aller à l’école, trouver un emploi et fonder une famille», affirme Louis Therrien, un jeune homme qui étudie l’histoire à l’UQO et qui souffre du syndrome d’Asperger.
C’est l’organisme Trait d’union Outaouais Inc (TUOI) qui est l’instigateur de la marche. Cette dernière est sa principale source de financement. TUOI offre des services à plus de 150 familles d’enfants et d’adolescents de la région. C’est une soixantaine d’entre eux qui profiteront des camps d’été spécialisés. «Pour engager un spécialiste pour le camp, il faut débourser environ 5000$ pour l’été. Nous avons besoin de toute la bonne volonté des gens pour y envoyer nos soixante jeunes», affirme la coordonatrice à Trait d’union Outaouais, Julie Marois.