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Un nouvel outil de rétention chez le personnel infirmier: le mentorat

Dominique Poirier par Dominique Poirier
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Article mis en ligne le 6 mai 2008 à 16:45
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Un nouvel outil de rétention chez le personnel infirmier: le mentorat
Le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Gatineau met en place un nouvel outil qui vise à attirer et à retenir le personnel infirmier dans ses établissements: le mentorat.
Le projet-pilote, qui sera inauguré sous peu, vise à guider les nouvelles recrues dans leur fonction. «C’est prouvé que le partage d’expérience entre deux personnes ou un petit groupe est vraiment aidant pour les nouveaux employés. […] Elles savent en arrivant que ça va être difficile, mais si elles savent qu’elles ont accès à un programme de mentorat, c’est un plus», indique Diane Massé, coordonnatrice du programme qui s’intitule La bonne étoile.

Sur une base d’un mentor pour trois mentorés, le programme s’étalera sur une période allant de six mois à un an. Le projet-pilote regroupera une quarantaine de personnes, soit une dizaine de mentors et 30 nouveaux employés.

«Les assisses d’un programme de mentorat sont le volontariat, et la générosité», indique Mme Massé. Chaque mois, les infirmiers qui auront accepté de devenir mentor auront droit à une journée de ressourcement.

Parmi les objectifs visés par ce type de programme, on retrouve entre autres la création de modèles positifs, l’amélioration des conditions de travail et la formation d’employés moins stressés et plus heureux.
Une semaine spéciale… et une situation spéciale
L’annonce de ce nouveau projet-pilote a été faite en même temps qu’était lancée la Semaine des soins infirmiers, qui se tient du 6 au 15 mai.
Pendant cette semaine, de nombreuses activités sont à l’horaire. «On veut leur dire merci et leur signifier qu’ils sont un maillon important à l’intérieur de notre centre de santé et que nous apprécions le travail qu’ils font pour la clientèle», a résumé Gilles Coulombe, directeur des soins infirmiers au CSSS de Gatineau.

Quant au directeur général de l’organisation, il a tenu à souligner le travail des employés, mais également à répéter certaines réalités dans lesquelles se trouve le domaine de la santé: «On fait quelque chose d’exceptionnel pour notre communauté. Il faut trouver des façons de s’aider et d’améliorer notre sort tout en offrant les services nécessaires. Pour ça, il faut évidemment essayer de recruter de la façon la plus agressive possible et on le fait», a indiqué André O. Rodier, alors que partout dans les médias on parle de concurrence déloyale de certains établissements pour attirer de nouvelles infirmières.

«Mais il faut aussi trouver les moyens de retenir les personnes que nous avons, les personnes extraordinaires qui sont déjà ici, qui sont dévouées, qui ont les compétences, l’expertise, et qui donnent un service, poursuit-il. Il faut trouver des façons de les garder et s’assurer que c’est la préoccupation numéro un de l’organisation.»

«Il n’y a pas de baguette magique, il n’y a pas de solution miracle, mais le premier élément de solution, c’est de se parler et de travailler ensemble. […] C’est pas juste en Outaouais qu’il y a des pressions. C’est pas juste en santé qu’il y a des pénuries», a conclu M. Rodier.

À l’heure actuelle, le CSSS de Gatineau compte 1107 infirmiers, 297 infirmiers-auxiliaires, 769 préposés aux bénéficiaires, 59inhalotérapeutes et 84 auxiliaires en santé.

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