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Vincent Tanguay participe à son premier conseil municipal à Cantley

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 6 mai 2008 à 18:47
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Vincent Tanguay participe à son premier conseil municipal à Cantley
Vincent Tanguay a participé à son premier conseil municipal en tant que directeur général et greffier, mardi soir à Cantley.
Vincent Tanguay participe à son premier conseil municipal à Cantley
Le nouveau directeur général et greffier de Cantley, Vincent Tanguay, s’est assis mardi soir pour la première fois autour de la table du conseil et a pu rencontrer d’autres citoyens qui lui ont souhaité la bienvenue.
Vincent Tanguay occupera ainsi le rôle qu’il endossait à la ville de Coaticook et remplace Michel Trudel, qui agissait à titre intérimaire depuis l’automne dernier. Le jeune père de famille de 32 ans semblait bien heureux de reprendre le collier. «J’étais très excité d’accepter l’offre. Tu sais, le milieu municipal ça bouge énormément, il y a tout le temps des défis!», lance-t-il en souriant.

Le Sherbrookois d’origine avoue que les richesses vertes de la municipalité lui ont déjà fait de l’œil… «Cantley est extraordinaire, c’est très beau, avec cette nature exceptionnelle! Ça correspond à ce qu’on recherchait, moi et ma conjointe. Et les gens à date ont été extrêmement accueillants et sympathiques», avoue-t-il, en indiquant que les perspectives d’avenir à Cantley ont penché dans la balance au moment d’une décision.

On se souviendra que la municipalité avait dégagé un budget de 24 000$ pour trouver un directeur général en octobre dernier. Le chasseur de tête Michel Beaudoin avait été engagé et finalement, la facture totale, incluant les frais de M. Beaudoin et les déplacements du maire Steve Harris et de la conseillère Suzanne Pilon, qui sont allés le rencontrer à Montréal, s’élève entre 12 000 et 13 000$, soit la moitié moins que prévu.

Le directeur général est conscient qu’avec l’augmentation de la population, qui est maintenant rendue à 8000, et parallèlement, l’augmentation des services, il aura bien du pain sur la planche. Bien qu’il ait déjà brassé d’importants et de complexes dossiers, il sait que les défis qui l’attendent ici sont passablement différents qu’en Estrie. La géographie de Cantley est plus rurale que celle de Coaticook et il est fin prêt à s’y épanouir en tant que professionnel et en tant que citoyen.
Le bruit et la vitesse dérangent
Un citoyen, Brian Jewitt, est revenu au micro pour une deuxième fois en deux ans pour se plaindre du bruit des signaux de marche arrière des tracteurs. Selon lui, déjà que ces engins reculent même le dimanche, il est inacceptable que leur sonorité dépasse les 112 décibels, le seuil raisonnable qu’une oreille humaine peut endurer. «Je suis même prêt à vous supplier à genoux s’il le faut, mais il nous faut au moins un jour de repos de ce signal-là!», a-t-il mentionné au conseil.
M. Jewitt pense que ce signal de marche arrière est souvent inutile. «Je me souviens d’un matin, vers 6h, où je suis sorti en robe de chambre pour aller voir un homme qui était seul avec son tracteur dans le champ. J’ai cogné à sa vitre, mais il ne m’entendait pas car il avait des cache-oreilles, et là, il m’a vu. Je lui ai demandé si c’était possible de baisser le son et il a dit oui!» Le citoyen croit cette pollution par le son ne devrait servir que dans les endroits où il y a un risque de danger évident pour les gens qui passeraient derrière le tracteur. Pas ailleurs.

De plus, M. Jewitt a fait observer aux membres du conseil que les foyers dans lesquels brûle du bois de chauffage sont très nuisibles pour l’environnement, notamment à cause du monoxyde de carbone qui s’en échappe. Il a souhaité que les gens se procurent des équipements plus propres.

La vitesse aux abords de l’école Ste-Élizabeth et sur le chemin Boisé des Muriers et des Poiriers commence à en faire suer plus d’un. Autour de l’école, Guy Morin et Marc Carrière sont venus expliquer que les parents qui viennent porter et chercher leur enfant sont les principaux fautifs. Un arrêt à été installé, mais le problème subsiste, selon M. Morin. «Ils ralentissent, mais après, c’est la course pour savoir qui va être le premier au coin!», a-t-il ironisé.

Marc Carrière a quant à lui suggéré que le conseil achemine une lettre au Service de police de la MRC des Collines pour leur faire part de la situation. Le conseiller Aimé Sabourin a assuré que l’option du dos d’âne serait envisagée à court terme. De plus, pour répondre à la plainte de Michel Thériault, un habitant du chemin Boisé des Muriers qui demandait qu’un arrêt stop soit installé, il a admis que le pavage du chemin était prévu pour 2009. Pour l’arrêt stop, rien n’est acquis. «Les autos s’en viennent vite et ça courbe! Et y’a beaucoup de jeunes à Cantley qui se promènent en bicyclette…», a-t-il laissé tomber.
Michel Pélissier pointé du doigt
Le conseiller Michel Pélissier a été interpellé par le Cantléen Bob McClelland quant à ses absences du conseil municipal qui ont été critiquées cet hiver. Le citoyen affirme que le conseiller a raté trois mois de boulot, soit la limite permise par la loi, et que ces absences étaient injustes pour ses collègues de la table.

«J’ai raté 70 jours en fait et deux conseils, a rétorqué M. Pélissier. Et quand je suis ici, je travaille sept jours sur sept, et je rate rarement des rencontres. Ça fait cinq ans que je fonctionne comme ça; je suis retraité, beaucoup de conseillers au Québec sont retraités et ils ont droit à des vacances.»

M. Pélissier allègue que ses concitoyens connaissent sa routine de vie et qu’ils l’acceptent, surtout qu’il prend ses messages à distance. Ce à quoi M. McClelland a répondu qu’il n’y a rien comme un conseiller qui parle avec ses collègues et qui se rend sur le terrain pour constater le boulot qu’il y a à faire dans la municipalité.

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