Faute de bénévoles, les activités du Club des petits déjeuners de l'école Notre-Dame pourraient cesser.
L'école Notre-Dame risque de fermer son club de petits déjeuners
Ce n'est pas l'argent ou la bouffe qui manque au Club de petits déjeuners de l'école Notre-Dame du secteur Hull, ce sont les bénévoles. Si huit bénévoles ne s'impliquent pas d'ici le 16 mai, 75 élèves de la maternelle à la 6e année seront privés de déjeuner.
«Le travail consiste à préparer les déjeuners dès 6h30, à faire le service aux enfants, donc entrer en relation avec eux, et ensuite à ramasser. Les gens peuvent venir une fois par semaine ou une fois aux deux semaines. C'est juste ça, mais c'est juste beaucoup», souligne la directrice régionale du Club, Marie-Josée Viau.
C'est la première fois que Marie-Josée vit cette situation en Outaouais depuis huit ans. La principale raison pour laquelle le Club ne roule pas, selon elle, est la responsabilisation des parents. «J'ai jamais vu ça une école où les parents ne s'impliquent pas. Et ce n'est pas parce que l'école est dans un milieu défavorisé, car toutes les écoles où le Club est implanté le sont.»
«Là, ça crie fort, parce que le Club risque de fermer, mais personne ne veut s'impliquer! Il n'y a qu'un parent qui est impliqué.»
«Ce qu'on veut, ce sont des parents, des grands-parents ou des membres de la communauté pour répondre à nos besoins. Idéalement, pour bien fonctionner, on a besoin de trois bénévoles par matin.» Présentement, le Club dispose de trois adultes, dont une grand-mère issue de la communauté, et de quelques étudiantes du Collège Saint-Joseph.
Le Club a fêté ses dix ans cette année et c'est la seule année où il y a un manque flagrant de bénévoles dans une des écoles desservies. Marie-Josée Viau trouve dommage que l'ultimatum soit devenu une solution, parce que bien des enfants du milieu sont défavorisés et profitent avec joie du Club. «On ne veut pas que les jeunes soient étiquetés à la pauvreté, mais c'est une école où le Club est un gros besoin, car il y en a beaucoup qui sont défavorisés», tranche-t-elle.