Une faculté de médecine à l’UQO dès 2010?
Dans le cadre d’un déjeuner devant des gens d’affaires de la Chambre de commerce de Gatineau, jeudi matin, le recteur de l’UQO, Jean Vaillancourt, a parlé de l’avenir et des projets de l’institution universitaire. On a entre autres pu apprendre qu’une faculté de médecine, créée en collaboration avec l’Université McGill, pourrait accueillir ses premiers étudiants en 2010.
C’est dans un tout nouvel édifice de plusieurs étages, situé à l’extrémité du boulevard St-Joseph, à l’angle du boulevard Alexandre-Taché, que serait logée la faculté de médecine, attendue de pied ferme par plusieurs personnes afin de régler une partie des problèmes de rétention qui affectent le système de santé dans la région. Les coûts de construction du bâtiment sont pour l’instant estimés à 20 millions $.
«La santé est un dossier très chaud et on aimerait que ça débloque, pour le bien de la population de l’Outaouais», lance Jean Vaillancourt, qui allègue que les étudiants ont souvent tendance à demeurer dans la région où ils ont étudié lorsqu’ils se retrouvent sur le marché du travail.
M. Vaillancourt a également précisé qu’en ce qui a trait au terrain de soccer et de football en gazon synthétique, le montage financier est complété et que toutes les conditions qui ont été exigées dans ce dossier par la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, sont remplies, sauf une seule. Laquelle? Gatineau doit accepter de prolonger le boulevard Saint-Joseph. Rappelons que la brasserie Molson a fait, il y a un mois, un don de 100 000$ à l’UQO pour qu’elle puisse poursuivre ses projets sportifs.
La prochaine rencontre entre l’UQO et les instances municipales est prévue en juin, et M. Vaillancourt estime que l’impasse concernant l’allongement du boulevard Saint-Joseph pourrait être dénouée. «Disons que les échos me disent qu’il pourrait y avoir une décision du conseil municipal par rapport à la hauteur de la contribution financière», soutient le recteur de l’UQO, qui confie que les relations avec la Ville de Gatineau sont beaucoup plus joviales depuis quelque temps.
«Les régions qui mettent aujourd’hui leur université en valeur sont celles qui demain connaîtront la prospérité», a aussi dit le recteur de l’université, dont le mandat prendra fin en janvier 2010. «Que ce soit moi ou un autre, je suis sûr que le plan stratégique de l’université sera tracé dès le printemps 2009», ajoute-t-il.