Diane Feinberg, photographiée avec l’un de ses 12 alpagas, aimerait bien qu’une association québécoise d’éleveurs de ce type d’animaux soit créée. (Photo: Daniel LeBlanc)
Bientôt une association d’éleveurs d’alpagas au Québec?
Encore beaucoup de gens ne connaissent pas les alpagas… Mais quand on pense que la laine de ces animaux est 60% plus chaude que de la laine régulière et qu’il existe de plus en plus d’éleveurs au Québec, pas étonnant que les propriétaires de la ferme gatinoise Alpaga Illimité, Diane Feinberg et Francine Fournier, veuillent mettre sur pied une association provinciale, comme ça se voit en Ontario.
Mme Feinberg a même écrit un article dans l’édition du mois de mars du magazine d’Alpaca Ontario, pour rappeler que la Belle Province compte aujourd’hui environ 30 éleveurs d’alpagas, et que leur nombre ne cesse d’augmenter. «Pour pousser les gens, il faudrait un réseau. Plusieurs se disent probablement que ça va arriver un jour et attendent donc», dit-elle.
Les deux femmes ont décidé de se lancer dans l’aventure en 2005 en ouvrant leur ferme consacrée à l’élevage d’alpagas hucayas, sur le chemin du 6e Rang, dans le secteur Gatineau. Tout a commencé lorsque quelques mois plus tôt, elles sont tombées en amour avec Annabelle, une femelle alors âgée d’à peine quelques heures.
Les propriétaires ont même de grands projets: un deuxième bâtiment de ferme sera construit à peine quelques mètres plus à l’ouest, en plus d’un petit magasin où pourront être vendus des items fabriqués avec de la laine d’alpaga. Bas, foulards, manteaux, toutous, tuques ou vestes sont au nombre de ces articles. Si tout se déroule comme prévu, les travaux devraient débuter sous peu et les animaux pourront aménager dans le nouveau bâtiment dans environ un an.
«Ce sont des animaux vraiment spéciaux. Ils sont intelligents, doux, propres et faciles d’entretien», déclare Mme Feinberg, qui prévoit qu’elle devra prendre sa retraite bientôt, car elle est très occupée avec ses alpagas. Cet animal est dans la même famille que les lamas et les chameaux, a une espérance de vie d’environ 25 ans et se nourrit de foin et de moulée spéciale. Il mesure environ 90 centimètres au garrot et 150 jusqu’à la pointe des oreilles. On peut tondre son pelage une seule fois par année, et à un moment bien précis, soit le début du mois de mai.
D’autre part, la dame soutient que la hausse faramineuse du prix de l’essence ne l’effraie pas et que bien des gens chercheront des activités à faire dans leur propre région, cet été. «Beaucoup de monde recherche des activités pour les enfants, et nous, on est un peu une sorte de zoo local. Les alpagas sont des animaux qu’on voit rarement et les gens peuvent venir les toucher et les nourrir», dit-elle, ajoutant avoir le goût de donner des formations aux jeunes intéressés à venir lui donner un coup de main lors du Alpaca Ontario Show. Cette année, lors de cet événement annuel qui avait lieu en avril, Mme Feinberg a amené cinq de ses alpagas, et trois d’entre eux se sont vu décerner un prix pour la qualité de leur fibre.
Des questions pour l’UPA
Diane Feinberg se dit déçue d’apprendre qu’aucune entreprise gatinoise ne prendra part à la Journée Portes Ouvertes sur les fermes du Québec, organisée par l’Union des producteurs agricoles depuis cinq ans. Elle-même n’a pas été invitée à y participer, au contraire des années antérieures, ce qu’elle ne comprend pas. En 2007, 1300 visiteurs sont venus admirer ses installations. La porte-parole de l’UPA Outaouais-Laurentides, Marie-Claude Thibault, explique que c’est parce qu’on désirait diversifier l’offre et laisser la chance à de nouvelles entreprises.
Quoi qu’il en soit, Mme Feinberg affirme que divers producteurs agricoles de la région (dont elle-même et les propriétaires de la ferme aux Saveurs des Monts) convoqueront les médias, ce jeudi, pour une annonce importante. En face de leurs terrains respectifs, ils ont installé il y a déjà quelques semaines des bottes de foin avec lesquelles ils ont représenté des inukshuk, afin de démontrer leur capacité d’agir (voir photo sur Info07.com).
Anne Lauber
Commentaire mis en ligne le 17 octobre 2008J'aimerais communiquer avec Mme Diane Feinberg car j'ai un alpaga blanc que j'aimerais échanger contre un d'une autre couleur... pouvez-vous lui communiquer mon adresse courriel ?
merci
Anne Lauber