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Quand insertion sociale et récupération se conjuguent

Yannick Boursier par Yannick Boursier
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Article mis en ligne le 3 juin 2008 à 10:00
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Quand insertion sociale et récupération se conjuguent
En jumelant employés permanents et stagiaires vivant avec une déficience intellectuelle, Valoritec souhaite donner une chance à ces derniers de se trouver une place sur le marché du travail. (Photo: Yannick Boursier)
Quand insertion sociale et récupération se conjuguent
Dans le cadre de la semaine québécoise des personnes handicapées, la compagnie Valoritec souhaite démontrer par son succès qu'il est possible pour des gens vivant avec une déficience intellectuelle d'être utiles sur le marché du travail.
La compagnie a été lancée en décembre dernier par la Relance Outaouais, un organisme dont la mission est l'insertion à l'emploi, en créant diverses entreprises. Depuis 2001, la Relance Outaouais a un centre de technologie des ordinateurs pour les écoles, qui récupère les ordinateurs du gouvernement et les réaménage pour les écoles.

Mais l'organisme ne pouvait rien faire avec les ordinateurs trop vieux. «On revendait le matériel aux recycleurs, mais on ne savait pas ce qu'ils faisaient avec ça», explique Jacques Bertrand, directeur de la Relance Outaouais.

C'est pourquoi Valoritec a été créé en décembre dernier. Cette entreprise s'occupe de tout recycler les pièces des ordinateurs qui ne peuvent plus être utilisées. «Ce n'est pas toujours facile, avoue M. Bertrand. Il y a du matériel qu'on peut vendre et faire de l'argent, mais d'autres qui nous coûtent des sous à récupérer, parce qu'il faut le faire traiter.»
Idéal pour l'insertion
Mais le plus important, c'est que Valoritec permet d'aider une clientèle que l'organisme ne pouvait pas aider autant dans sa mission d'insertion à l'emploi, les personnes vivant avec une déficience intellectuelle. Ces derniers côtoient les employés permanents de l'entreprise à tous les jours pour participer à la bonne marche de Valoritec.
«Pour nous, c'est fatiguant d'avoir toujours à faire les mêmes gestes toute la journée au travail, souligne-t-il. Mais pour une personne vivant avec une déficience intellectuelle, c'est sécurisant. C'est un bon contexte pour eux.»

C'est pourquoi l'entreprise a été créée pour des travailleurs manuels plutôt que pour travailler avec une machinerie perfectionnée qui aurait pu faire le même emploi, mais avec moins de monde. «Si le but avait été seulement environnemental, on n’aurait pas un centre comme ça, confirme Jacques Bertrand. On valorise plus l'insertion et la valorisation de ces personnes.»

Le directeur général de la Relance indique aussi que le but est de pouvoir, entre deux et quatre ans, insérer ces travailleurs sur le marché du travail dans n'importe quelle entreprise. «Il y a certaines personnes handicapées avec qui on peut développer le potentiel. Ça prend un centre qui est le pont vers le marché du travail, qui va développer les aptitudes et permettre un emploi régulier.»

«On applique ici un processus de normalisation, ajoute-t-il. On veut avoir plus d'employés permanents que de stagiaires à l'emploi pour leur permettre de vivre dans un milieu le plus normalisant possible. On croit aussi beaucoup à l'aspect productif de l'employé. Ils sont fiers de leur travail à la fin de la journée.»

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