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L'infection ambiante matraquée par Deadly Apples!

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 13 juin 2008 à 9:00
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L'infection ambiante matraquée par Deadly Apples!
Alex Martel et son band lancera son deuxième album, Infected, au Rockfest de la Petite-Nation, le 21 juin, un disque hyper travaillé pour lequel l'auteur-compositeur-interprète a tout sacrifié après les bonnes critiques amassées pour son premier opus, Metamorphosis has begun.
Alex désire s'éloigner de tout ce qui existe sur le marché, surtout des compagnies de disque qui, selon lui, «se sont approprié l'underground pour en faire du commercial». Sa musique est donc une symbiose de toutes ses influences, telles que Nine Inch Nails ou Korn, et le tout demeure très personnel. Surtout qu'il a passé les dernières années pour graver cette galette. «Mon projet était une nécessité, une survie. J'ai pratiquement tout éliminé de ma vie pour la musique, mes projets et la promotion», avoue l'instigateur du Rockfest.

On entend donc sur Infected des morceaux très profonds, à la sonorité parfois mélodique, parfois colérique. Il a utilisé une panoplie d'instruments (guitare, basse, synthés, batterie) et a énormément expérimenté pour ne pas sonner "sous-sol crasseux du fin fond d'Ottawa". Par exemple, il a pensé retourner les cymbales pour que le tintement soit plus étouffé, un résultat qui lui plaisait parfaitement, tout comme la programmation réalisée avec le même attirail que Trent Reznor de NIN!

Les titres Self-inflicted oppression, Infection, Abuse et My own God sont assez révélateurs sur l'état d'esprit d'Alex lors de la création du E.P.. Mais il soutient que rien n'est gratuit dans ce qu'il fait, tout est réel. «C'est la société en général qui est comme ça ou tu peux regarder ça cas par cas. Tout est dans le merde dans le fond, on est tous infectés à tous les niveaux, avec les maladies, la pollution…»

Si Alex a tenu à injecter une touche personnelle dans les pièces, celle d'un détachement de tout, il estime que les fans doivent y entrer pour se faire une idée. «C'est aux gens de décider avec leurs propres émotions.» Et il assure que tous les âges peuvent être rejoints par sa musique et ses paroles, car l'infection ne fait pas de réservation, elle attaque sans prévenir…

Ce côté rassembleur lui porte chance depuis ses débuts dans le showbizz. Refusant d'être étiqueté "métal", n'arborant aucun tatouage ni piercing, Alex Martel demeure très ouvert. C'est pour ça qu'il a invité des artistes au son différent, du rock au métal, pour le Rockfest et qu'il est en mesure d'être un bon "homme d'affaires" en marge du studio. «Je trouve ça drôle les artistes qui dénoncent le manque d'ouverture d'esprit et qui font pareil», lance-t-il ironiquement en pointant du doigt ceux qui ne prêchent que pour un style, le leur.
Le souci professionnel
Il est primordial pour Alex de "sonner international", car il entend bien défoncer les portes des grandes maisons de disques dans les prochaines années. Il vise haut et souhaite récolter gros. Pour cela, il dépense sans compter pour travailler avec des pros (les réalisateurs et musiciens Dan Pelletier et Antoine Lamothe) et pour se procurer du matériel de haute qualité, que ce soit les instruments, les amplis ou les éclairages. De plus, il a collaboré avec Pierre Rémillard, un des meilleurs dans le domaine en Amérique du Nord, pour le mastering d'Infected.
«Je ne veux pas être considéré comme un band local, avoue-t-il. Oui, ils trippent, mais moi, je veux tellement plus! J'ai investi des tonnes de cash pour mes tounes, j'ai sacrifié des amitiés, des relations… J'ai voulu développer à fond pour que les gens n'aient pas d'hésitation et disent que ça sonne comme du Deadly Apples!», confie Alex, qui a rapidement été jugé au secondaire (même s'il avait les meilleures notes!) quand on a su qu'il écoutait du Marilyn Manson et qu'il portait des t-shirts à l'effigie de groupes métal ou alternatif.

Alex a l'intention d'aller jusqu'au bout de sa passion et il ne chôme pas pour établir des liens dans la métropole. Un de ses principaux objectifs serait de signer avec le nouveau label d'un des membres du groupe de métal américain Ministry.
Alex Martel sera au Rockfest le 21 juin, vers 21h. Surveillez les actualités concernant Deadly Apples sur Myspace et le prochain clip pour la pièce «Infection».

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