La Grande visite de Gatineau a rallié environ 750 cyclistes
Pour une cinquième année consécutive, la Fête Nationale du Québec n'était pas seulement synonyme de jour férié et de festivités dans la région, mais aussi de randonnée à vélo. Dès le coup des neuf heures mardi matin, 626 personnes ont pris le départ dans le secteur Aylmer dans le cadre de La Grande visite de Gatineau, qui offrait la possibilité de pédaler sur une distance de 54 kilomètres.
Cependant, si l'on compte tous les bénévoles et les cyclistes qui se sont joints à la randonnée à mi-parcours, le président de l'activité, Yves Lusignan, estime que le nombre de participants a frôlé la barre des 750. Le départ a eu lieu au Potager Eardley, dans un milieu plus rural de la ville, une première depuis la création de l'événement, en 2004.
La première phase du trajet a mené les cyclistes au Théâtre de l'Ile, dans le secteur Hull, où ils ont pu prendre quelques minutes de pause, après 19 kilomètres de parcourus. Par la suite, ils ont emprunté le boulevard Fournier pour se rendre dans le secteur Gatineau, car l'endroit désigné pour le dîner était le parc Sanscartier.
C'est à ce moment que d'autres cyclistes, désirant participer à l'activité mais sur une plus courte distance, ont pu se joindre au peloton. Ces derniers parcoureront ainsi 22 km au lieu de 54 km. Le point final de la randonnée était prévu au parc Jack-Eyamie, dans le secteur Masson-Angers, en milieu d'après-midi. En fait, c'est sur le coup de 14h15 que les centaines de cyclistes sont arrivés à bon port, après avoir pédalé à une vitesse moyenne de 18 km/h.
Cette année, étant donné que cette grande randonnée amène les gens à découvrir plusieurs paysages parfois méconnus, des capsules racontant l'histoire de la région avaient été préparées par le président de la Société d'histoire de l'Outaouais, Michel Prévost, puis lues aux cyclistes durant le trajet. Ceux qui n'ont pu terminer le trajet parce qu'ils en avaient assez de pédaler ou pour toute autre raison avaient à leur disposition un véhicule ayant pour tâche de suivre le peloton. D'ailleurs, la tenue d'un tel événement nécessite un important cortège policier, puisqu'il faut par moments procéder à la fermeture de rues ou bloquer une intersection.
Yves Lusignan soutient que bien des facteurs peuvent expliquer le succès que remporte La Grande Visite depuis cinq ans. «Il faut croire que les gens aiment ça car ils reviennent. L'idée de traverser la ville en gang semble beaucoup plaire. Ce qui fait le succès de l'événement, je crois, c'est que c'est simple, bon enfant, familial, amusant, sans prétention», dit-il, disant que dans ses rêves les plus fous, il y aurait probablement 1000 cyclistes. «C'est une journée où enfin le vélo prend le dessus sur l'automobile», ajoute-il, précisant qu'il n'y a que très peu d'activités qui se déroulent durant le jour lors de la Saint-Jean-Baptiste, ce qui peut aussi expliquer la popularité de l'événement.
Cependant, M. Lusignan est d'avis que l'une des principales problèmatiques à côtoyer est qu'il s'agit d'une activité où l'imprévisible est souvent à l'honneur. Un exemple? Pour ramener les gens à la fin de l'événement, il a dû faire appel aux services d'un cinquième autobus de la STO, au beau milieu de la matinée. C'est que près de 200 personnes se sont inscrites à la toute dernière minute, tôt mardi matin, étant donné que la température était plus encourageante que ce qui avait été prévu.
On se souvient que le président d'honneur de l'activité pour une deuxième année et maire de Gatineau, Marc Bureau, avait lancé le défi aux organisateurs, il y a plus d'un mois, d'atteindre les 1000 inscriptions. La mission n'a pas été accomplie, mais celui-ci n'était pas malheureux pour autant lors au fil d'arrivée. «Le temps était un peu incertain ce matin, mais ce fut finalement une belle journée. C'est une bonne façon de commencer l'été et de se mettre en forme. La Grande visite nous fait découvrir Gatineau car les trajets sont différents d'année en année», a t-il commenté.
Déjà, les organisateurs confirment que La Grande visite de Gatineau sera de retour pour une sixième année, le 24 juin 2009. Par contre, M. Lusignan, à la tête de l'événement depuis sa création, prévient qu'il laissera sa place à quelqu'un d'autre. Il demeure cependant en poste jusqu'au début de l'année prochaine.