Le grand saut d'Anne Bonhomme vers l'écriture avec La suppléante
Un premier livre pour l'auteure originaire de Papineauville
Anne Bonhomme a longtemps fantasmé sur l'écriture d'un premier roman, mais un jour il lui a fallu plus et c'est pourquoi elle a affronté ses peurs et a posé sur le papier les premiers mots de son livre La suppléante.
«Pour toutes sortes de raisons comme que je n'avais rien d'intéressant à raconter, que je n'avais pas le temps, je n'osais pas écrire, pourtant j'en avais le désir. Puis, un jour j'ai pris le taureau par les cornes…», raconte l'auteure originaire de Papineauville.
C'est quelques temps après qu'elle a décidé de mettre de côté sa carrière d'orthophoniste dans le milieu scolaire. Milieu qu'elle a fréquenté pendant plus de 12 ans… «J'avais vu et entendu beaucoup de choses. Alors, j'y suis allée avec un mélange de fiction et de réalité, d'anecdotes et de conversations avec des gens du milieu pour développer l'idée de mon roman.»
Ainsi, Mathilde est née. Cette jeune femme de 25 ans qui est soudainement abandonnée par son petit ami et son groupe rock, «Les Bleuets Sauvages», dont elle faisait partie avec lui. Dans ce brouillard, une école aura besoin d'elle en tant que remplaçante de la prof de musique. Mathilde hésite et finalement accepte le poste.
«Je voyais mon personnage très jeune et je tenais à ce que ce soit une remplaçante, pas un titulaire, mais un professeur spécialisé pour me permettre de lui faire rencontrer des groupes de tous les niveaux. Ce qui aidait aussi à ce qu'elle se sente étrangère dans ce milieu puisqu'elle n'a pas fait de stage avant», explique Mme Bonhomme.
Et comme l'auteure elle-même a suivi plusieurs cours de musique, elle pouvait se permettre d'utiliser des termes musicaux sans réaliser d'énormes recherches. «Mais j'ai quand même réalisé plusieurs heures d'entrevues avec une amie qui est professeure de musique pour bien comprendre ce qu'elle vit et que l'histoire soit la plus plausible possible», assure l'auteure. C'est d'ailleurs de ces rencontres que vient la fameuse expérience du directeur où Mathilde enseigne, «ça fait partie de ta tâche».
«J'ai aussi puisé dans mes souvenirs, lorsque j'ai fait mon entrée dans le milieu scolaire en tant qu'orthophoniste à peu près au même âge que Mathilde, vers 24 ans. J'arrivais avec mes idéaux, mes illusions… j'ai réagi à peu près comme Mathilde. Dans le fond, elle est un peu mon alter ego», précise Anne Bonhomme.
En fin de compte, l'écriture s'est révélée être une expérience des plus agréables pour l'orthophoniste qui exerce encore ce métier dans un autre milieu. Outre le fait que La suppléante se soit écrit très rapidement, Anne Bonhomme s'est laissée séduire et portée par son personnage. «Avant je n'arrivais pas à comprendre lorsqu'un auteur parlait de ses personnages comme s'ils existaient vraiment et lui parlaient. J'ai vécu la même chose et je dirais même que c'est Mathilde qui a décidé de la fin du livre», soutient celle qui n'a pas encore fait le deuil de son personnage.
Avec La suppléante, Anne Bonhomme s'est permise de créer autour d'un sujet qu'elle connaissait plutôt bien, mais le défi sera d'autant plus important pour son prochain roman. «C'est tentant après un premier livre de surfer sur la vague avec une suite. Surtout lorsque les gens te le demandent… Mais je me dis que non, j'ai d'autres projets en tête, une autre histoire, d'autres personnages qui se manifestent.» Chose certaine, Anne Bonhomme a eu la piqûre et ne fais qu'attendre le bon moment pour se pencher sur un autre projet littéraire.
diane lacroix
Commentaire mis en ligne le 7 septembre 2008Bonjour, je ne suis pas une tres grande lectrice,mais quand j,ai découvert le livre la suppléante ,j,ai été ravie de trouver un bon livre pour moi.j,espère que vous allez en écrire d,autres merci