La relève s’éclate à Cantley… avant la Grande Descente!
Le talent ne manquait pas, loin de là, cette fin de semaine, à l'école de la Rose-des-Vents, à Cantley. C'est que le comité organisateur du 2e Festival de la Grande Descente de la Gatineau, qui se tiendra le 27 septembre, avait donné rendez-vous à cinq artistes de la région dans le cadre de la finale du concours de la Relève musicale des Collines 2008.
Le groupe 4-Saisons, le duo Godlalune ainsi que les chanteuses Chrystel Demers, Kristine St-Pierre et Joanie Charron, sélectionnés parmi 13 candidatures, ont dû monter sur scène de façon à séduire le jury, composé de membres de l'équipe la programmation du Festival et du chanteur Martin Giroux. À l'issue de ces auditions, le jury de sélection choisissait qui aurait la chance de chanter en première partie du spectacle, sous le grand chapiteau, de l'invité principal du Festival, le chanteur Mathieu Gaudet.
Le verdict? Après une période de délibération, le jury a choisi Chrystel Demers, une Gatinoise qui adore le rock et qui a déjà fait la première partie des spectacles de Nanette Workman pendant une année complète. La jeune femme a même déjà chanté en première partie d'artistes tels Marie-Chantal Toupin, Andrée Watters et Kaïn.
Finalement, l'équipe du Festival de La Grande Descente de la Gatineau a décidé de donner la chance au groupe 4-Saisons et à Kristine St-Pierre, qui ont respectivement terminé en deuxième et troisième position, de démontrer leurs talents sur une petite scène, le 27 septembre.
Formé de Christopher Simard, Jonathan Boulay, Pascal Lepage et Rock Déziel, le groupe gatinois 4-Saisons est bien connu localement car il donne régulièrement des spectacles dans quelques bars de la région. Le rock, le métal, le classique et le québécois font partie du répertoire musical de ce groupe. Quant à Kristine St-Pierre, une guitariste et chansonnière originaire d'Ottawa, elle écrit autant en français, en anglais qu'en espagnol. Le blues, le folk et le rock sont des styles musicaux qui collent bien à la jeune artiste, qui se prépare à lancer son tout premier album, en 2009.
Le président et fondateur du Festival, Guy Rouleau, soutient que l'idée d'organiser un tel concours est apparue en 2006. «Un des buts du Festival, c'est de promouvoir les nouveaux artistes», confie-t-il, ajoutant que le tout sera publicisé plus tôt la prochaine fois, soit dès le début de la saison hivernale. «Pour une première, on a eu une très bonne gang, avec des artistes qui provenaient autant de l'Outaouais que du côté ontarien», dit-il.
Lui qui a accepté d'être porte-parole du Festival cette année, Martin Giroux, qui vient de lancer son deuxième album, confie que ce n'était pas une mince tâche que d'être membre d'un jury. «C'est dur d'être objectif car on a tous des goûts musicaux, mais j'aime ça», dit-il, lui qui avoue être tombé en amour avec le Festival de la Grande Descente, après avoir été invité en tant qu'artiste, l'an dernier. «Je trouve ça cool, moi, que des gens s'investissent autant et persévèrent pour organiser un événement comme celui-là. On y mélange le sport et les activités artistiques», commente-t-il.
L'artiste originaire de Gatineau poursuivra sa tournée de spectacles à travers le Québec cet été, et sera de retour dans la région les 17 et 18 août, car il sera en vedette à Musiqu'en Nous et à la salle Jean-Despréz. Et que pense-t-il du fait qu'une cinquième saison de l'émission Star Académie sera diffusée dès l'hiver prochain, lui qui est passé par là? «Tant mieux. Moi, j'ai pris ça comme une expérience de plus. Mon seul conseil pour les futurs académiciens, c'est qu'ils y aillent un jour à la fois et d'y aller avec leur coeur, même si ça peut sembler être un cliché», répond-t-il.
La programmation complète du Festival La Grande Descente de la Gatineau sera annoncée lors d'une conférence de presse, au cours du mois d'août. Pour l'instant, les organisateurs, qui espèrent que 500 personnes pagaieront sur la rivière, comptabilisent déjà une cinquantaine d'inscriptions.