Sonia Russell voue énormément d’admiration pour la famille de la petite Cédrika Provencher, disparue depuis un an. (Photo: Daniel LeBlanc)
Tout faire pour que Cédrika Provencher ne sombre pas dans l’oubli
Il y a presque 365 jours, la disparition de la jeune Cédrika Provencher était sans contredis le sujet de l’heure, partout au Québec. Aujourd’hui, les médias d’information en parlent beaucoup moins. Mais sa famille, elle, ainsi qu’une résidente de Gatineau, Sonia Russell, ne veulent certainement pas que la fillette de dix ans tombe dans l’oubli.
Mme Russell, qui habite la région depuis l’âge de 18 ans, vient tout juste de créer un site web entièrement consacré à la jeune fille aux yeux bruns et à la chevelure brune et rousse, qui portait une robe soleil vert lime au moment de sa disparition. «Cette petite-là ne doit pas rester dans l’oubli. C’est une merveille», dit-elle.
Ayant suivi des cours d’infographiste au centre Nouvel-Horizon à l’automne dernier, la dame a par la suite effectué un stage en entreprise à l’imprimerie Demers. Plus tard, à la maison, elle a commencé à créer des images et des calendriers virtuels avec comme thème principal la petite Cédrika, puis grâce au bouche à oreille, le tout s’est rendu à Trois-Rivières. Quelques jours plus tard, le grand-père de la fillette, Henri Provencher, l’a contactée par téléphone pour la remercier de son initiative. C’est là que tout a débuté, et depuis, elle jase avec ce dernier de deux à trois fois par semaine.
Les enfants ont même le droit à la parole sur le site web, puisqu’ils peuvent écrire et se confier au même titre que les adultes. La Gatinoise, elle-même mère de quatre enfants, Maxime (17 ans), Patricia (11 ans), Marie-Ève (9 ans) et Philippe (8 ans), avoue qu’elle a énormément de difficulté à comprendre comment on peut faire du mal à des enfants. «Mes enfants, c’est de l’or, des étoiles, des rayons de soleil. C’est ma vie et je suis une maman comblée», ajoutant que si elle avait à vivre une situation semblable, elle suivrait le même chemin que les Provencher. «Je suis de nature très déterminée et rien ne me fait peur», affirme Mme Russell.
«Si j’avais la chance d’aller à Trois-Rivières et de serrer la main à cette famille-là, je le ferais», lance-t-elle. «J’ai espoir qu’on la retrouve. Elle ne peut pas être partie juste comme ça. Quelqu’un sait quelque chose et cette personne-là doit se manifester», ajoute-t-elle. La femme croit d’ailleurs que les démarches de la famille Provencher auprès du ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, afin de modifier le processus enclenché lorsqu’un enfant est déclaré disparu, portent progressivement leurs fruits. Pour imager sa pensée, elle cite en exemple le cas du jeune garçon de dix ans enlevé par un homme, le 15 juillet à Québec, puis retrouvé à peine une heure plus tard.
Le 31 juillet, jour où cela fera exactement un an que Cédrika est disparue, des gens d’un peu partout en province sont invités à organiser des cérémonies spéciales pour souligner ce triste événement. Pour sa part, la famille de celle-ci se réunira à la Basilique Notre-Dame du Cap, à Trois-Rivières. En Outaouais, grâce aux démarches de Mme Russell auprès de sa paroisse, une courte cérémonie dédiée à la fillette aura lieu ce jour-là à 8h, à l’église Sainte-Rose-De-Lima. La population gatinoise y est invitée.
Des dizaines de milliers de cas de disparitions d’enfants sont signalés annuellement à l’échelle du Canada, mais une bonne part s’avère des fugues. Une journée nationale leur est consacrée, le 25 mai de chaque année.
oncle sam
Commentaire mis en ligne le 3 août 2008je tournerais mes soupçons du coté des policiers de la sureté du québec (st-charles) et de la grc de drummondville.
pleins de gens nous ont dit avoir porté plaintes sans
rien ne se fasse.