Cet engin a terminé sa course dans l'eau de Vancouver, lors d'un événement similaire organisé en 2006.
Vous ne rêvez pas: banane, canot et autres voleront au-dessus de la rivière des Outaouais!
Des objets volants non-identifiés, ou plutôt inhabituels, s'envoleront d'une rampe de décollage installée derrière le Musée des civilisations le 3 août prochain. Le but de cette activité peu commune? Atteindre le sol ferme situé derrière le Parlement, soit de l'autre côté de la rivière des Outaouais.
C'est la compagnie Red Bull, bien connue pour ses breuvages énergétiques, qui organise de telles compétitions à travers le monde. Le Canada a déjà été l'hôte de l'événement en 2006.
«Dès qu'on a su que le Flugtag (qui signifie "vol de jour" en allemand) aurait lieu ici, on s'est dit que c'était une occasion exceptionnelle pour la région», indique Audrey Vermette, capitaine de l'une des quatre équipes gatinoises inscrites à la compétition.
Au total, plus de 200 formations, qui comptent un maximum de cinq personnes chacune, se sont inscrites à l'événement, croquis et mise en scène à l'appui. Après délibération, 32 équipes de partout au pays ont été sélectionnées.
«C'est un événement très familial, explique Josée Laperrière, coordonnatrice aux communications chez Red Bull. C'est plus le côté créatif qui ressort. Ce n'est pas nécessairement l'engin qui va le plus loin qui va gagner.»
Les membres du jury doivent juger les équipes sur trois critères bien définis: la distance parcourue, l'originalité de l'aéronef et le sens du spectacle dont l'équipe fait preuve sur la rampe de lancement, puisque chaque équipe a deux minutes pour impressionner les juges et le public.
C'est ainsi que l'équipe d'Audrey Vermette, formée d'employés du Musée des civilisations, est en pleine création d'un engin volant s'apparentant au canot utilisé par la chasse-galerie. Leur pilote, Anne Dionne, «une casse-cou de nature», personnifiera le diable, tandis que les quatre autres membres de l'équipage se transformeront en bûcheron pour l'occasion. D'autres voleront, ou tenteront de le faire, en banane géante, en char d'assaut, en phare ou bien d'autres.
Ces engins doivent respecter certains critères, dont celui d'avoir neuf mètres maximum de largeur, et d'atteindre un poids maximal de 200 kilos, incluant le pilote. Ce dernier, et possiblement les autres membres de l'équipe, termineront assurément leur course dans l'eau: «On essaie de faire l'engin le plus beau et le plus efficace, mais il va durer une minute!», ironise Audrey Vermette.
Art éphémère ou non, chaque équipe conserve une pointe d'espoir de voir sa création voler. «La moitié de l'équipe est confiante. L'autre est là pour le plaisir», confie la capitaine de l'équipe, qui peut compter sur plusieurs bénévoles pour donner un coup de main au projet.
Une activité qui s'avérera certainement haute en couleurs, autant pour les spectateurs que les participants. Ces derniers peuvent d'ailleurs remporter plusieurs prix intéressants, dont un cours de pilotage, un cours de parachutisme et un cours de parapente.
L'accès au site est gratuit. Les portes ouvrent à midi et le premier décollage est prévu pour 13h.