L'immeuble à apparements situé au 267, rue Malartic, dans le secteur Gatineau, où deux morts considérées suspectes sont survenues en moins de 24 heures. (Photo: Daniel LeBlanc)
Deux amies impliquées dans leur milieu
Les deux dames décédées habitaient des logements de Mon Chez-Nous
Les deux dames retrouvées mortes à quelques heures d'intervalle cette semaine habitaient toutes deux des appartements appartenant à l'organisme Mon Chez-Nous, qui accueille des personnes fragilisées en leur offrant du soutien pour qu'elles se reprennent en main.
«C'était deux résidentes ici depuis les débuts, soit il y a environ cinq ans», confirme Benoît Fortin, président du conseil d'administration de l'organisme.
«C'est deux bonnes amies qui sortaient souvent ensemble, qui mangeaient souvent ensemble, poursuit-il. Elles étaient très impliquées dans le milieu, entre autres dans les cuisines collectives.»
Considérées comme deux femmes sans problème, leur décès a de quoi surprendre. «Toutes les suppositions sont bonnes à ce moment-ci», indique M. Fortin, qui indique qu'aucune trace de violence n'a été constatée sur les lieux. Une autopsie sera pratiquée sur les deux corps, mais le président du conseil d'administration est conscient que les réponses ne viendront pas de sitôt.
Mercredi soir, vers 22h30, le corps d'une première femme a été retrouvé dans un des appartements du 267, Malartic, dans le secteur Gatineau. C'est une intervenante de Mon Chez-Nous qui s'est rendu sur place en raison d'un bris d'eau.
Quelque 16 heures plus tard, le corps de la deuxième victime était découvert, dans un autre appartement.
L'organisme Mon Chez-Nous a rencontré tous les résidents de l'endroit jeudi soir, et du personnel de soutien a été mis en place: «Ce sont des personnes qui viennent très attachées les unes aux autres. D'en perdre deux d'un coup, en plus deux qui étaient très impliquées…», de dire M. Fortin.
Le 267, Malartic accueille des personnes fragilisées, itinérante ou à risque de le devenir. Benoît Fortin explique que ces appartements sont loués par des personnes autonomes, qui paient leur logement, et qui peuvent bénéficier de services de soutien. Il s'agit d'un lieu de résidence permanent et à long terme.