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L'essence n'est pas encore un facteur dans l'achat d'une maison

Yannick Boursier par Yannick Boursier
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Article mis en ligne le 30 juillet 2008 à 11:00
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L'essence n'est pas encore un facteur dans l'achat d'une maison
Si l'essence n'est pas encore un facteur pour changer de maison, l'autobus commence à en être un. Et l'arrivée prochaine du Rapibus devrait transformer Gatineau selon la Chambre immobilière de l'Outaouais.
L'essence n'est pas encore un facteur dans l'achat d'une maison
La hausse vertigineuse du coût de l'essence ne semble pas être un facteur important dans le choix de sa nouvelle demeure selon la Chambre immobilière de l'Outaouais.
«Le prix du gaz est tellement en yo-yo depuis quelque temps et il a monté tellement vite qu'on n'a pas encore vu de tendance se dessiner», souligne le vice-président de la Chambre immobilière de l'Outaouais, Jean-Guy Landriault.

Ce dernier indique que le facteur du prix de la maison entre encore plus en ligne de compte présentement que le coût de l'essence. «Les gens sont souvent pré-qualifiés pour un certain montant, donc ils vont vouloir aller chercher ce qu'il y a de mieux pour ce montant», explique-t-il.

Or, les coûts des maisons à l'extérieur du centre de Gatineau, notamment dans les secteurs Masson-Angers et Buckingham, sont de loin moins chers. On parle de plusieurs dizaines de milliers de dollars dans la plupart des cas.

«On va voir beaucoup de gens aller acheter une première maison dans un secteur plus éloigné et après quelques années, ils se rapprochent de Gatineau et ils éliminent une voiture. Ce n'est pas seulement une question de gaz, mais surtout de trafic», soutient M. Landriault.

Si le prix de l'essence ne semble pas avoir eu un grand impact jusqu'à maintenant dans les achats de maison, la situation pourrait changer dans le futur. «Oui, les gens vont probablement le considérer dans les prochains mois», estime M. Landriault.
Autobus
Par contre, si les gens commencent à le considérer, ça ne veut pas nécessairement dire qu'ils viendront s'installer près du grand centre. Une tendance se dessine beaucoup plus vers les secteurs bien desservis par le service d'autobus.
«On voit plus un intérêt pour les maisons proches des circuits d'autobus, confirme M. Landriault. Ils vont garder une automobile et le conjoint va utiliser le transport en commun pour se rendre au travail.»

L'arrivée dans les prochaines années du Rapibus dans le secteur Gatineau, entre autres, pourrait donc voir une forte demande pour des résidences le long de ce chemin. «Le Rapibus va faire que Gatineau va se transformer», croit M. Landriault.

Surtout que c'est dans ce secteur et dans le secteur Aylmer que les gens ont le plus de chance de trouver des maisons en ce moment, puisque le marché du secteur Hull est presque saturé. D'ailleurs, la rareté de résidences dans ce secteur fait que les prix sont souvent plus élevés de quelques milliers de dollars par rapport à Gatineau.

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