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M-Ado jeunes souhaite démystifier le travail fait dans ses maisons de jeunes

Marie Pier Lécuyer par Marie Pier Lécuyer
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Article mis en ligne le 6 août 2008 à 9:45
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M-Ado jeunes souhaite démystifier le travail fait dans ses maisons de jeunes
En 1995, lorsque M-Ados jeunes a ouvert sa première maison de jeunes, le taux de criminalité juvénile était plus élevé et le voisinage était réticent à l'arrivée de l'organisme dans leur quartier. Treize ans plus tard, le niveau de criminalité juvénile a chuté de beaucoup et le voisinage n'a jamais eu à se plaindre de quoi que ce soit…
«M-Ados Jeunes, c'est une ressource en prévention et éducation», explique Maurice Hotte, travailleur social et directeur des programmes. La corporation à but non lucratif compte trois points de services dans l'est de la ville de Gatineau et aimerait bien en ouvrir un quatrième dans l'avenir.

Actuellement, deux des points de services se trouvent dans le secteur de Buckingham, soit la maison de jeunes sur la rive ouest du secteur et le Bistr-Ados situé sur l'avenue de Buckingham. Le Panda est pour sa part situé dans le secteur Angers. Des activités sont par ailleurs offertes pour les 13 à 17 ans dans chacun des endroits et pour les 9 à 12 ans derrière le parc Beauchampville (Oest de Buckingham).

Même si certaines personnes ont une mauvaise opinion des maisons de jeunes, Maurice Hotte soutient que tout cela est faux. «Il y a des règlements et un code de vie ici. On ouvre nos portes à n'importe qui, mais ils doivent respecter les règles», raconte-t-il.

Pour le 5 à 10% de jeunes plus rebelles qui ne fréquentent pas la maison de jeunes, c'est l'organisation SOS Contact-Alto qui s'occupe d'établir un contact avec eux. «On a le même conseil d'administration pour les deux organisations, puisqu'on travaille souvent en étroite collaboration», de dire M. Hotte.

Une travailleuse de rue de SOS Contact-Alto sillonne les lieux les plus fréquentés par ces jeunes et tente d'établir un contact, un lien de confiance avec eux. «Elle n'est pas là pour les juger», ajoute le directeur des programmes. Après quelque temps, certains finissent par fréquenter la maison de jeunes.

Contrairement aux jeunes des autres secteurs de la ville de Gatineau, ceux de l'est de la ville ont moins de possibilités quand vient le temps de se trouver une activité à faire et n'ont pas accès aussi facilement au transport en commun. «On a autant sinon plus de jeunes qui fréquentent nos points de services que ceux de Hull ou Gatineau et on est moins subventionné», mentionne Maurice Hotte.

Par année, M-Ado Jeunes peut enregistrer 10 000 présences, soit environ 25 jeunes par jour. Encore aujourd'hui, le directeur des programmes de l'organisme sans but lucratif soutient que certaines personnes hésitent à envoyer leurs jeunes dans ces endroits. «On a pas de problèmes avec les jeunes. On a deux intervenants qualifiés, mais ce n'est pas structuré comme à l'école. Mais il y a des règlements. Par exemple, les jeunes savent qu'il n'y a pas de vente de drogues dans les maisons de jeunes», explique M. Hotte.

Même si les gens commencent à comprendre plus la mission des maisons de jeunes, qui est de rechercher une meilleure qualité de vie pour les adolescents, certains tabous existent encore. «Il faut que les gens comprennent ce que l'on fait. On dirait qu'aujourd'hui, c'est mieux qu'avant, mais il y a du travail à faire, il y a toujours des gens qui ne connaissent pas bien les maisons de jeunes», soutient Maurice Hotte.

Par ailleurs, en plus d'offrir un lieu de rencontre pour les jeunes, M-Ado jeunes leur permet aussi de s'impliquer dans les divers projets, que ce soit les vélos populaires ou bien la préparation d'une conférence sur un sujet donné. Le Bistr-Ados permet aussi à certains jeunes de travailler, soit à la cantine ou pour d'autres tâches. «Le Bistr-Ados, c'est un bistro, sans alcool. C'est comme une mini-entreprise d'économie sociale», croit Maurice Hotte.Les jeunes peuvent aussi participer à différentes sorties, comme aller à La Ronde ou aux glissades d'eau.

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