La volleyeuse de plage Guylaine Dumont est l'une des ambassadrices du Québec en route vers l'excellence.
Quand athlètes et gens d'affaires se rencontrent
Les gens d'affaires de l'Outaouais ont reçu une demande bien spéciale de la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, ainsi que du président de la Chambre de commerce de Gatineau, Philippe Marion: celle de supporter les athlètes de chez nous.
La ministre Courchesne était à Gatineau jeudi soir, à la veille de l'ouverture des Jeux olympiques, dans le cadre d'une tournée des régions qui vise à promouvoir l'initiative "Le Québec en route vers l'excellence". Ce programme se veut un soutien pour les athlètes de la province qui participeront aux Jeux du Québec, du Canada et aux Jeux olympiques et paralympiques durant la période 2008-2013.
«On demande le support des gens d'affaires. En fait, c'est la communauté au complet qui doit s'impliquer, et les gens d'affaires en font partie», de dire Philippe Marion, qui admet croire grandement dans le programme "En route vers l'excellence".
Le nouveau président de la Chambre de commerce voit d'ailleurs plusieurs similitudes entre les athlètes et les entrepreneurs: «Ça prend une vision, de la ténacité, de l'endurance. Le profil est très similaire.»
«La participation d'une entreprise peut changer la vie d'un jeune, j'en suis convaincue, estime quant à elle la ministre Courchesne. […] Le but est de permettre à des jeunes qui ont ce rêve d'aller là où ils veulent.»
Un tel programme s'inscrit dans la vision de la Ville de Gatineau, selon Yess Gacem, chef de la division aux programmes de sports et plein air. Avec l'arrivée du complexe sportif, la tenue des Jeux du Québec et l'accueil de l'équipe nationale de volleyball masculin, l'administration de la Ville espère faire de Gatineau un lieu d'excellence sportive.
"Le Québec en route vers l'excellence" peut compter sur quatre athlètes-ambassadeurs, soit la volleyeuse de plage Guylaine Dumont, le judoka Nicolas Gill, le nageur Benoît Huot et l'haltérophile Maryse Turcotte. Quatre athlètes qui ont fait du rêve olympique une réalité. Mais les olympiens ne sont pas les seuls athlètes visés par ce programme. «On ne devient pas instantanément un athlète olympique, ça prend des années et des années avant d'en arriver là», concède Mme Couchesne, qui souhaite voir des entreprises de la région supporter les athlètes d'ici.
Elle voit d'ailleurs plusieurs façons de relever le défi, au-delà du traditionnel chèque; que ce soit en fournissant équipements, services, billets d'avion, hébergement ou encore du mentorat. «Un chef d'entreprise a parfois vécu toutes sortes d'expériences qui peuvent être utiles à l'athlète», note-t-elle à ce sujet.
Quant aux capacités des gens d'affaires de la région d'embarquer dans le projet, leur président n'en doute pas une seconde: «Le meilleur exemple en Outaouais sont les Jeux du Québec de 2010. C'est grâce entre autres aux gens d'affaires qui n'ont pas eu peur de s'engager qu'on les a eus. Pour l'Outaouais, c'est mission accomplie!», de conclure M. Marion.