Maude Carrier-Laforte, Iliza H. Cloutier et Félix DeBlois-Beaucage représenteront l'Outaouais, et tout le Québec, lors des Jeux de la francophonie canadienne. (Photo: Dominique Poirier)
Un, deux et trois pour l'Outaouais en badminton
La délégation québécoise de badminton lors des Jeux canadiens de la francophonie comptera six joueurs. De ce nombre, trois proviennent de l'Outaouais, soit Félix DeBlois-Beaucage, Iliza H. Cloutier et Maude Carrier-Laforte.
«L'Outaouais a pas mal toujours dominé. Depuis cinq ans, on gagne la bannière du meilleur club au Québec», indique Félix, qui s'entraîne, tout comme ses collègues, avec le Club Élite de badminton de l’Outaouais (CEBO).
Ce dernier n'est pas étranger au succès de la région. Invité à participer aux Jeux panaméricains juniors en juillet dernier, Félix est revenu du Guatemala avec une médaille de bronze au cou.
Un résultat qui encourage le jeune homme de 14 ans à poursuivre dans ce sport qu'il pratique depuis sept ans. «Ça me pousse à augmenter mon jeu pour devenir champion… J'aimerais bien être aux Jeux olympiques un jour», rêve-t-il d'ailleurs.
À la course
Si Félix s'est entraîné tout l'été en prévision des Jeux panaméricains, ses deux collègues de la région, Maude et Iliza, ont délaissé quelque peu leur raquette au cours des dernières semaines. Mais elles n'ont pas pour autant abandonné l'entraînement.
Les trois comparses ont profité des beaux jours pour accroître leur forme en faisant de la course, des sprints et de la musculation, le tout sous la supervision du père de Maude.
«Au niveau de la forme physique, ça m'a vraiment aidé la course qu'on a faite», admet Iliza. Cette dernière participera aux épreuves en simple, en double et en mixte. «Je vais là pour gagner, mais aussi pour voir c'est qui les autres francophones», explique-t-elle.
Iliza et Maude sont des partenaires en double. Elles en seront à leur troisième voyage dans l'Ouest canadien cette année, après avoir participé à des compétitions à Winnipeg et Calgary. Le prochain voyage à Edmonton est une bonne façon de débuter la saison: «Je vais essayer de gagner, d'avoir du fun et de bien jouer», résume Maude.
Stratégiquement parlant, les Jeux de la francophonie exigent toutefois plus de discrétion: «Ça va être plus le fun, mais moins le fun aussi. Aux Canadiens, tout le monde parle anglais sauf nous, alors personne nous comprend!, explique Félix. Mais ça va être plus facile d'entrer en contact avec les autres.»