Routine, patience et entente pour une période de devoirs réussie!
Le mois d'août vient à peine de commencer que déjà, le spectre de la période de devoirs commence à vous hanter? Sachez que vous êtes sur la bonne voie de la réussite, car une des clés majeures en est la prévision…
«Il faut tranquillement instaurer des routines, explique Léliane Brazeau, orthopédagogue et auteure de la trousse d'aide aux devoirs Le p'tit dépanneur. Ça commence dans les dodos, puis il y a la routine du lever, du départ pour l'école, de l'arrivée de l'école, des devoirs et des dodos. C'est tout un mode de vie que d'envoyer ces enfants à l'école.»
La mi-août est donc un moment idéal pour commencer à instaurer ces petites habitudes, et ce, dès que l'enfant atteint l'âge de fréquenter la maternelle, puisque c'est à cet âge qu'il commence à porter son sac à dos. Il s'habitue donc à se responsabiliser, et prend l'habitude de le déposer au même endroit à son retour de l'école.
Un contrat familial
Les semaines précédant la rentrée des classes est aussi un moment idéal pour discuter des devoirs. «Il faut que cela se fasse en commun accord avec l'enfant, explique Mme Brazeau. On décide ensemble des privilèges, des conséquences.»
Plus que l'enfant directement concerné, les plus jeunes et plus vieux doivent aussi être au courant: «C'est une politique qui devient familiale. Il faut que toute la famille soit concernée, car c'est un temps de calme dans la maison.»
Le lieu est par conséquent très important: «La table de la cuisine n'est pas nécessairement la meilleure place pour faire les devoirs, si elle est au milieu de toutes les activités», note cette orthopédagogue.
Chose certaine, le parent doit être omniprésent dans cette période. Et les enfants doivent connaître l'heure à laquelle les devoirs débutent, et l'heure à laquelle ils se terminent. Le tout, pour la simple et bonne raison d'éviter l'acharnement: «On veut favoriser une période où parents et enfants vont vivre une belle relation.»
Règle numéro un: la patience
«Quand vous avez décidé ensemble des règles, tout le monde doit respecter tout le monde. Vous n'êtes plus papa, plus maman, vous devenez un accompagnateur. Et c'est quoi la description de tâches d'un accompagnateur? C'est d'abord d'être patient!», explique Léliane Brazeau.
Selon cette dernière, il est primordial de garder son sang-froid. Car les chicanes sont le problème numéro un de la période de devoirs. Et la motivation est au cœur des nécessités pour assurer la réussite de l'enfant, surtout pour ceux qui ont des troubles d'apprentissage (TA).
«Les enfants qui ont des difficultés d'apprentissage vivent des échecs à répétition. Les devoirs, c'est une autre épreuve pour eux», indique Mme Brazeau. Il est donc inutile de leur promettre une récompense pour la fin de l'année. «Pour certains TA, c'est aux 15 minutes la récompense.»
Mais oubliez les récompenses financières: «Je le dis aux parents: s'ils commencent ça, ça va finir avec une voiture à 16 ans!», note l'orthopédagogue. Des collants pour les plus jeunes, du temps passé seul avec papa ou maman, le droit de choisir ce qu'il y aura dans le lunch du lendemain sont tous des exemples de récompenses qui ne coûtent rien, et qui peuvent motiver l'enfant.
La trousse d'aide aux devoirs Le p'tit dépanneur est vendue par l'AQETA au coût de 30$. Trucs et astuces pour aider les parents et les enfants ayant des troubles d'apprentissage. Pour informations, visitez le
www.aqetaoutaouais.qc.ca ou contactez le 819 777-3126.