Tobi-Lynn Bayarova et ses collègues de la Maison de naissance de l'Outaouais peuvent compter sur trois nouvelles sages-femmes pour les épauler dans leur travail.
Trois nouvelles sages-femmes en Outaouais
Les futures mamans de la région qui désirent vivre leur grossesse en compagnie d'une sage-femme peuvent respirer un peu mieux. Depuis le mois de juillet, trois nouvelles sages-femmes ont joint les rangs de la Maison de naissance de l'Outaouais.
«Ça nous permet de répondre à plus de besoins, explique Parvin Makhzani, responsable du service de sage-femme à la Maison de naissance de l'Outaouais. On a une liste d'attente assez longue.»
Avant l'arrivée des trois nouvelles employées, la Maison devait faire face à une liste d'attente allant jusqu'en février 2009. Comme bébé n'attend pas, les femmes étaient suivies par un médecin régulier, en espérant qu'une place se libère pour elles avant leur accouchement.
En fait, les quatre sages-femmes déjà en poste arrivaient à combler 50% des demandes. Avec les trois nouvelles, 70% des demandes reçoivent une réponse positive. «On a encore de la place pour deux autressages-femmes», indique toutefois Mme Makhzani.
Bien que la demande soit là, les sages-femmes qualifiées ne tombent pas du ciel. Au Québec, seule l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) offre cette formation, d'une durée de quatre ans, assortie de plusieurs stages. La situation de la région de l'Outaouais n'aide pas non plus au recrutement: «C'est difficile de recruter parce qu'on est une région un peu éloignée, et la proximité avec Ottawa ne nous aide pas. C'est beaucoup plus payant à Ottawa.»
Des stagiaires qui sont là pour rester
Plusieurs étudiantes de l'UQTR font un ou l'autre de leurs stages obligatoires en Outaouais. En septembre, la Maison de naissance en accueillera une nouvelle, qui graduera officiellement en juin prochain.
«On espère qu'elle va rester. Si ça arrive, c'est la quatrième qui arrive ici pour un stage et qu'on garde», explique Mme Makhzani.
Parmi les trois nouvelles sages-femmes, une, Andréa Houle, a fait son stage ici. Elle est maintenant venue s'établir pour de bon, bien qu'elle soit originaire de Montréal. Sa collègue Martine Dumais a également quitté la banlieue montréalaise pour travailler en Outaouais.
Nadia Balla, elle, n'avait pas fait son stage ici. Elle n'avait même jamais mis les pieds dans la région. Arrivée au pays depuis cinq ans, cette Marocaine d'origine qui a grandi en France a fait son cours à Trois-Rivières, avant de chercher un endroit où poser ses pénates: «Comme je n'avais pas vraiment d'attaches familiales, j'ai décidé de faire un choix de carrière et de région. Ici, on m'offrait des conditions de travail plus intéressantes.»
Tombée en amour avec l'Outaouais, où elle a constaté que la nature et la culture cohabitent à merveille, elle espère apporter son lot de bonheur aux gens de la région: «On arrive à faire une différence dans la vie des gens. Quand les gens veulent tant avoir une sage-femme, j'espère être à la hauteur de leurs attentes.»
D'avril 2007 à mars 2008, 202 femmes ont accouché à l'aide d'une sage-femme de la Maison de naissance en Outaouais.