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Pierre qui roule amasse cinq nouvelles oeuvres

Jessy Laflamme par Jessy Laflamme
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Article mis en ligne le 18 août 2008 à 7:00
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Les cinq artistes : Karen Lafleur, Sally Lee Sheeks, Gabril Morest, Marie-Pierre Drolet et Geneviève Le Guerrier Aubry.
Pierre qui roule amasse cinq nouvelles oeuvres
Il est maintenant possible de contempler les cinq nouvelles créations des jeunes artistes, Karen Lafleur, Marie-Pierre Drolet, Gabriel Morest, Geneviève Le Guerrier Aubry et Sally Lee Sheeks sur le parcours cyclable Louis-Joseph-Papineau à Saint-André-Avellin.
Chacun d’entre eux s’est inspiré de la nature pour créer une œuvre sur le thème des Changements climatiques du 11 au 15 août.

Pierre qui roule a failli disparaître en 2008 puisque son fondateur Guy-Louis Poncelet, a remis sa démission au printemps dernier. L’écologiste Michel Légaré a pris la relève. «Je croyais en ce projet qui allie si bien la nature et les arts, je ne pouvais pas croire qu’il allait se terminer ainsi, j’ai donc offert mes services», raconte-t-il.

Le contact avec les cinq jeunes a été pour lui une belle expérience. «Avant d’être des artistes, ils sont avant tout des être humains exceptionnels», précise-t-il.

Karen Lafleur de Papineauville a érigé son œuvre Le Vélo Souche à l’intersection de la piste cyclable et du rang St-Louis. Celle qui étudie à l’Université d’Ottawa a ancré des morceaux de vélo dans une souche, ce qui représente la coupe à blanc et les moyens de transport. «On bouge la nature afin de nous déplacer, mais à quel prix, je regarde seulement la 50 ici, je ne sais pas combien de chevreuils vont mourir parce qu’ils sont habitués de se promener dans ce secteur», explique-t-elle. Le côté positif de son œuvre est bien entendu le vélo.

Un peu plus loin sur la piste cyclable, en direction de Sajo, on aperçoit l’œuvre de Sally Lee Sheeks. Cette artiste a étudié en sculptures à Montréal et en Allemagne. «Dans mes cours, j’ai appris à partir de la nature et à la mettre en valeur, c’est ce que j’ai fait dans Pierre qui roule», raconte-t-elle. Son œuvre, située dans un ruisseau, représente trois cercles, l’un pour la nature, l’autre pour la race humaine et l’autre pour l’être humain. «Il faut comprendre que l’environnement sera toujours présent, mais peut-être pas la race humaine, on se bat donc pour notre survie et non pour celle de la nature», souligne-t-elle.

L’artiste de Montréal, Gabriel Morest, a quant à lui, décidé de représenter la désertification. «Ça représente en fait le seul bout de terrain avec du gazon advenant le cas où la nature se transformerait en désert, indique-t-il. Évidemment, ce terrain serait privatisé et accessible seulement à un nombre minime de personnes.»

De son côté, Marie-Pierre Drolet de Lochaber s’est penchée sur l’évolution des insectes et des animaux. «Les insectes surtout sont très touchés par l’environnement, et ils sont facilement adaptables. Comme ils font partie de la base de la chaîne alimentaire, s’ils se transforment, il se peut que nous aussi, on change», explique-t-elle. Mme Drolet fait aussi de la poterie, de la couture et de la peinture.

La dernière œuvre se trouve dans un marécage à trois kilomètres de SAJO. Geneviève Le Guerrier Breton de Lochaber et Hull a voulu représenter les cycles de l’environnement par des spirales. En fait, l’œuvre s’intitule Bifurcation.

Les cinq artistes ont reçu une bourse de 1250 $ pour leur participation à ce projet.

Marie-Lou Breton a été engagée afin de rédiger des panneaux d’interprétation sur ces œuvres. «J’arrive de Montréal, et je ne connaissais pas du tout Saint-André-Avellin, raconte-t-elle. J’ai vraiment eu un coup de cœur. Je ne pensais pas que le travail des artistes était si physique.»

Le 19 octobre, une visite guidée aura lieu sur le parcours cyclable Louis-Joseph-Papineau. Il sera possible d’y voir les œuvres des artistes de 2008, mais également celles des artistes des trois années précédentes.

La maire de Saint-André-Avellin, Thérèse Whissell souhaite que le parcours cyclable se rende jusqu’à Thurso comme il était prévu, le plus vite possible. «Ainsi, il y aura de la place pour plusieurs autres œuvres», affirme-t-elle.

Pierre qui roule est chapeauté par le Centre d’interprétation de la géologie du Grenville (CIGG).

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