Rochester était le bon endroit pour Benoît Groulx
Même s'il prendra en charge l'équipe qui a terminé au dernier rang dans la Ligue américaine l'an dernier, Benoît Groulx croit que Rochester était le meilleur endroit pour lui pour poursuivre sa progression vers la Ligue nationale de Hockey (LNH).
«On va avoir une équipe très jeune à Rochester, explique-t-il. C'est un peu la continuité de ce que je fais.» Il voit d'ailleurs des parallèles entre son arrivée à Gatineau, alors que l'équipe était dans le fonds du classement, et son arrivée à Rochester. Il veut réussir à redresser la situation comme il l'a fait à Gatineau en 2001.
Rochester n'était pas la première équipe à discuter avec Benoît Groulx qui a avoué qu'il s'attendait à monter dès la saison dernière. Pour différentes raisons, affirme-t-il, rien ne s'est concrétisé et il est revenu à Gatineau pour remporter une 3e Coupe du Président.
Après avoir eu d'autres approches qui n'avaient pas été concluantes en début d'été, il avait accepté de se joindre à l'équipe Canada junior, pensant qu’il ne ferait pas le saut cette année. C'était avant que Jacques Martin l'approche et lui donne la chance de faire le saut.
Des ajustements
Groulx passe du hockey junior au hockey professionnel et il sait que comme les joueurs, un entraîneur doit aussi s'ajuster à ce nouveau niveau de compétitions. «Avec les discussions que j'ai eues avec Jacques, j'ai toujours senti que c'est un gars qui veut me laisser coacher, qui veut m'aider dans mon développement», affirme Groulx.
«Je n’ai pas senti que j'irais à Rochester et qu'il faudrait que je sois un coach totalement différent, ajoute-t-il. C'est sûr qu'il y a des ajustements à faire. Mais en même temps je sens que c'est une organisation qui veut me développer, travailler avec moi et faire de moi un meilleur coach.»
La base reste la même, soutient par contre Benoît Groulx. «Le coaching, c'est le coaching. Mais au junior, tu fais affaire avec des jeunes. Tu dois t'occuper d'eux sur la glace, à l'école, hors glace. C'est très éducatif. Avec les professionnels, tu ne t’occupes pas de l'école, de l'heure qu'ils se couchent. Leur but est d'aller dans la LNH et ils travaillent pour.»
Son but en se joignant à Rochester, c'est le même qu'il a toujours eu avec les Olympiques: être compétitif et faire les séries. «C'est un défi extraordinaire pour moi. Rochester était l'endroit où je sentais que je pouvais relever un défi intéressant.»
Des bons souvenirs
Lors de son départ, Benoît Groulx a eu une pensée pour les membres de l'organisation qui l'ont côtoyé au fils des ans, notamment le nouvel entraîneur, Mario Richer. «Mario sait ce qu'il a à faire. C'est un bon entraîneur. Il est prêt à faire le travail.»
Il a aussi eu une pensée pour Charles Henry, celui qui lui a donné sa première chance et qui lui a donné son meilleur conseil. «Il m'a dit que j'allais prendre le contrôle de l'équipe ou perdre le contrôle de l'équipe, mais que ça allait se faire dans la première semaine», se rappelle Benoît Groulx, qui avoue s'être questionné après avoir perdu ses premiers matchs à la barre de l'équipe.
Quant à ses meilleurs moments, Groulx indique qu'il y en a trop pour les nommer. «Tous les moments intenses que j'ai eus avec les joueurs et les entraîneurs, souligne-t-il, rappelant, entre autres, avoir vu Maxime Talbot pleurer après la défaite à la Coupe Memorial. Pour moi, ces moments intenses avec les joueurs, j'en ai plein en mémoire. C'est pour ça que je suis coach.»
Et Groulx ne cache pas non plus que son plus grand regret avec les Olympiques restera la défaite lors de sa première finale à la Coupe Memorial qui se tenait à Québec. «On avait une mauvaise préparation en allant à la finale», avoue-t-il.
L'ancien entraîneur a terminé son discours en remerciant les partisans qui ont toujours été derrière l'équipe, obligeant le personnel d'entraîneur à toujours mettre une bonne équipe sur la glace. Il a rappelé combien les partisans avaient été particulièrement important cette année dans les séries éliminatoires pour donner le momentum à la formation gatinoise.