Pas d'exemption pour le cours d'éthique et de culture religieuse
Les jeunes de la Commission scolaire des Draveurs (CSD) devront tous suivre le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse, puisque les demandes de retrait ont été refusées.
Des parents s'opposant à ce cours ont demandé que leur enfant soit exempté de ce cours. C'est la direction des écoles qui doit d'abord décider d'approuver ou non une exemption. Selon le directeur général de la CSD, François Jetté, aucun cas n'a été accepté à ce jour.
Les parents peuvent ensuite demander une révision à la commission scolaire. Les quatre premiers cas ont été traités à huis clos lundi soir et le conseil des commissaires a refusé les quatre demandes, indiquant que la présence de ces élèves à ce cours ne causerait pas un préjudice grave.
Une situation que les deux familles présentes n'acceptent pas. «Ce cours va mêler les enfants et les arracher à leur foi, indique Marc-André Richard. Mes enfants vont suivre la foi que mon épouse et moi allons décider.»
«On a priorité comme parent, ajoute sa conjointe Lise Richard. Ce que je suis en train de semer, vous ne viendrez pas l'arracher ici. Nous croyons que ce cours va amener des préjudices à nos enfants.» «Ce cours-là va faire du tour à nos enfants et à notre famille», note Marc-André Richard.
«La foi, ça nous appartient, mentionne Chantalle Renaud. Ils sortent un cours où les parents n'ont plus le choix. Les enfants ne veulent pas être obligés de prendre un cours qui ne leur dit strictement rien. On nous enlève nos droits en tant que parent.»
«C'est une décision et un cours digne de gens sans foi ni Dieu, mentionne Marc-André Richard. Il n'y a pas un catholique ou un protestant qui devrait accepter ce cours-là. Quelle que soit la religion, tu ne devrais pas l'accepter.»
Pas un cours de pratique
Du côté de la CSD, on souligne que pour le cours vient du ministère de l'Éducation. «Le jugement qu'on peut porter sur le contenu du cours, ce n'est pas de la compétence de la commission scolaire, indique le président, Julien Croteau. C'est notre responsabilité d'appliquer le programme.»
Le directeur général, François Jetté, indique que le recours des parents devant la commission scolaire est de démontrer que suivre ce cours entraînerait un préjudice grave à l'élève, ce qui n'a pas été fait. «Il fallait prouver que le fait de connaître d'autres religions m'affecte au point où je ne peux pas me présenter à mon cours.»
«Ce n'est pas un cours de pratiques religieuses, souligne-t-il. C'est un cours de culture religieuse. Il vise à connaître ce que les autres personnes que l'on côtoie ont comme croyance. C'est important. Ça permet aussi de connaître comment le Québec s'est développé. Ça vise le développement du jugement éthique.»
Les parents déboutés ont promis de poursuivre les démarches et tenteront de rallier plus de parents à leur cause pour obtenir gain de cause.