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Apprendre à sauver des vies… pour ensuite l’enseigner aux jeunes!

Daniel LeBlanc par Daniel LeBlanc
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Article mis en ligne le 26 août 2008 à 18:03
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Apprendre à sauver des vies… pour ensuite l’enseigner aux jeunes!
Le maître-instructeur à la Croix-Rouge, Andrew Johnston, au beau milieu d’un atelier de formation dédié aux enseignants d’éducation physique de la CSWQ. (Photo: Daniel LeBlanc)
Apprendre à sauver des vies… pour ensuite l’enseigner aux jeunes!
Dans les années à venir, même si ce n’est pas souhaité par personne, si l’un des milliers d’élèves des écoles de la Commission scolaire Western Québec (CSWQ) éprouve un malaise quelconque et que les techniques de réanimation sont nécessaires, tous les enseignants d’éducation physique connaîtront les méthodes de la réanimation cardiorespiratoire (RCR).
En début de semaine, plusieurs enseignants, autant des écoles primaires que secondaires, ont assisté à des ateliers de formation du programme de RCR donnés par la Fondation (ACT) des soins avancés en urgence coronarienne du Canada. C’est il y a quelques années que l’organisme a ouvert la voie à l’enseignement de la défibrillation dans les écoles canadiennes, en lançant un projet pilote à Ottawa, où de nombreux enseignants et élèves ont été formés.

Avec leur journée intensive de formation (huit heures), où les têtes et les bustes de mannequins étaient de la partie pour que les exercices pratiques puissent être faits, les enseignants pourront maintenant, durant l’année scolaire, donner des cours aux élèves et les former en RCR à leur tour.

Au total, jusqu’à ce jour, le programme a été implanté dans environ 900 écoles secondaires et quelque 900 000 jeunes ont été formés en RCR par leurs enseignants. Il faut savoir que pour chaque minute qui s’écoule sans assistance pour une personne dont le cœur arrête de pomper, les chances de survie de celle-ci diminuent d’environ 10 %.

Le maître-instructeur à la Croix-Rouge, Andrew Johnston, présent à l’école secondaire D’Arcy McGee ce mardi, ne cache pas qu’il y a encore bien du progrès à faire. Au fait, en cette ère contemporaine, est-ce qu’encore trop de gens parmi la population ne connaissent pas les techniques de la RCR? «Oui. C’est un problème et c’est pourquoi on veut enseigner le RCR. Les jeunes, en étant informés, pourront par la suite le dire à leurs parents. Ils auront l’information pour peut-être sauver une vie!», répond-t-il. D’ailleurs, la Fondation ACT se bat pour que le programme de RCR devienne obligatoire dans toutes les écoles secondaires canadiennes.

Selon la Fondation des maladies du cœur du Canada, chaque année, au pays, on estime que le nombre d’arrêts cardiaques varie de 35 000 à 45 000. Les statistiques démontrent que huit arrêts cardiaques sur dix se produisant hors d’un hôpital surviennent à domicile et la RCR n’est effectuée par des citoyens que dans 15 % des cas environ. Pendant ce temps, une étude déterminante du New England Journal of Medicine a révélé que la RCR pratiquée par des citoyens peut presque quadrupler le taux de survie de quelqu’un.

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