Carolyn Mitrow recevra samedi le premier prix Jean Boileau des mains de l'ancien directeur du Festival. (Photo: Pascale Gagnon)
Le prix Jean Boileau à Carolyn Mitrow
Samedi, pendant le Festival de montgolfières de Gatineau, l'ancien président, Jean Boileau, remettra pour la première fois le prix qui porte son nom. Et c'est sa complice de plusieurs années, Carolyn Mitrow qui aura l'honneur de le recevoir.
Le prix Jean Boileau a été annoncé l'an dernier dans le cadre du 20e anniversaire du festival et vise à souligner le travail et l'implication d'un aérostier, d'un bénévole ou d'un membre du comité organisateur.
Mme Mitrow, de Chelsea, navigue dans le monde de la montgolfière depuis 21 ans et a notamment occupé le poste de directrice adjointe des vols au Festival de montgolfières de Gatineau de 1988 à 2001, sous l'ère de Jean Boileau.
«Notre relation a commencé au travail, mais nos deux familles sont vite devenues des amis, souligne Mme Mitrow. C'est un honneur de recevoir ce prix qui porte son nom.»
Un plaisir
C'est en 1987 que le parcours de Carolyn Mitrow a commencé dans le monde de la montgolfière alors qu'elle donnait un coup de main comme équipière pour un festival à l'extérieur de la région. «Le pilote m'a dit de monter dans la montgolfière et on a fait un long vol. ça été comme ça pendant plusieurs jours.»
D'équipière et de passagère, Mme Mitrow est rapidement passée au stade de pilote, obtenant sa licence de pilote en 1989, après un an d'entraînement. «Ce n'est pas facile être pilote, souligne-t-elle. Il faut trouver des équipes de poursuite, connaître la température.»
Mais ces difficultés en valent la peine quand on se retrouve des milliers de pieds dans les airs. «Ce que j'aime, c'est la sensation de liberté qu'on a dans une montgolfière. Quand tu réussis à faire un bon vol et un bon atterrissage, tu as toute une sensation.»
Surtout quand on a la chance de voler dans une région comme l'Outaouais, une des plus belles pour la montgolfière selon plusieurs pilotes. «C'est merveilleux parce que tu peux commencer en campagne, survoler toute la ville et atterrir en campagne, indique Mme Mitrow. On peut voir les trois rivières.»
Pas capable d'arrêter
Pendant une dizaine d'années, Carolyn Mitrow avait sa propre montgolfière pour faire ses envolées. Depuis quelques années, elle l'a vendue et vole maintenant avec la montgolfière d'une amie.
Elle souligne qu'elle fait maintenant entre 15 et 20 envolées par année, ce qui est peu pour un pilote de montgolfières. Son horaire occupé et le fait qu'elle ne possède pas sa propre montgolfière expliquent ce nombre d'envolées.
Par contre, elle a de la difficulté à penser arrêter complètement de voler. «Chaque fois que je pense me retirer comme pilote, je rentre dans une montgolfière et je change d'idée», explique-t-elle.
Elle sera d'ailleurs du Festival de montgolfières de Gatineau en fin de semaine comme pilote. Ce sera d'ailleurs sa 20e participation à cet événement. «C'est toujours un bon festival, mentionne Carolyn Mitrow. Les pilotes qui sont là sont des amis.»