Qui ne connaît pas Mats Sundin depuis qu'il s'est cloné en de multiples exemplaires indécis? Qui ne connaît pas ce grand gaillard suédois qui a compris le sens de l'expression "Le beurre et l'argent du beurre"? Si vous êtes dans la catégorie "Je viens de sortir de cryo-prison, désolé je ne connais pas le dit-Mats", vous pouvez remercier la glace de vous avoir gelé le radar.
La maxime (du latin
maxima propositio principe logique et rhétorique qui devient une vérité générale quand assez répété devant des faces écoeurées) "Le beurre et l'argent du beurre", c'est Mats Sundin tout craché.
Le gars, il veut 10 millions US pour la prochaine saison, mais il ne sait pas s'il peut jouer à son maximum. De quoi faire rager les joueurs qui, eux, ne mangent pas encore mou. Déjà là, c'est de l'abus pour un presque pépère à patins, d'après ce que j'ai pu recenser au sein de mon illustrissime bureau qui n'y connaît pas grand-chose en Suédois qui se cognent la tronche sur les cadres de porte. Ensuite, il n'arrive pas à se brancher s'il va jouer ici, jouer en Europe, jouer en roues alignées ou jouer à la Playstation en tant que "jeune" retraité de 37 ans de la National Hockey League. Trop de choix, c'est comme pas assez. «J'peux prendre votre commande?» «Tapeu, je réfléchis avec les yeux plissés.»
Ça, c'est le beurre.
Si on surfe un peu sur le Ouèbe et qu'on s'assied le moindrement le popotin (qui n'est pas du tout un lutin qui popote, qu'allez-vous chercher…) devant un bulletin de sports hyper speedé avec des animatrices roumaines naturalisées canadiennes, on peut apercevoir très souvent le Mats Sundin d'Amérique ouvrir le bec pour nourrir le journaliste d'Amérique. Toujours la même question lui est posée: «Pis, Mats, quossé tu fous c't'année qu'on aille se pendre aux basques d'une autre grosse légume à gros gants en essayant de savoir s'il aime le pâté chinois et les escortes avec des roues?» Et la réponse que nous sert le blondinet, qui en passant a accepté d'être la doublure de la Tour du CN quand elle partira en vacances, est toujours la même:
«Heu… j'aime jouer au hockey, je sais pas, j'aime le hockey, je vais prendre ma décision pas tout suite, tantôt… j'aime le hockey et les Bretzel salés avec de la relish dessus, je vais peut-être aller aider ma femme avec mes enfants que je connais à peine… j'aime le hockey, blablabla, etc.»
Vous aussi vous aimez ça, hein? Moi, j'en redemande tant j'en raffole en adorant ça, alors je considère que c'est normal qu'un seul homme, qui en passant n'a aucune espèce d'idée de ce qu'est une cure au cancer, attire autant l'attention. Après tout, il n'a pas besoin d'un stéthoscope pour nous guérir de notre mal de vivre!
Ça, mes amis, c'est l'argent du beurre.
(SVP, n'essayez pas de mettre de l'argent sur votre pain, ça goûtera trop les empreintes internationales et c'est pas ça s'ouvrir sur les autres cultures. Essayez plutôt le beurre d'érable, le stimulant officiel des porte-couleurs des Toronto Maple Leafs)
Donc, on a la substance grasse de Mats (ses 10 millions et son bateau qui tangue) et on se tape les sévères emmerdements quotidiens sur les ondes. Et pourquoi cette confiture double épaisseur? La pétition "Trouvez un argument logique concernant le chouchoutage du sport professionnel" est présentement en ligne au
www.passemoilapuckquejysnapedessus.com. Je vous souligne subtilement au passage que les créateurs du site souhaitent régler cette énigme une fois pour toute.
Parmi les prix à gagner, et c'est là le plus beau de l'affaire car on vous encourage à encourager le découragement, une magnifique liste de gadgets à ne pas louper d'un poil de jackstrap:
-Une gourde ayant appartenue à la cavité buccale de Kari Takko en troisième période du match du Minnesota, dont Takko était la deuxième mitaine argentée vedette de 1985 à 1991, contre le Buffalo le 2 septembre 1989.
-Un t-shirt XXXXXL porté par le fan numéro 1 de Bobby Smith, celui-là même qui a popularisé en 1987 la "bedaine de jello qui fait du yoyo" dans les estrades du Forum de Montréal. Sur le t-shirt, on pouvait lire: "Hockey's life". Deux mots qui ont été, curieusement, pris au sérieux par des millions de Serge de ce monde des années plus tard. Ceux-là même qui se disent "Oups, c'est la fête à ma blonde, quossé que je pourrais ben y acheter entre une calotte des Canucks ou un montage vidéo des plus intenses montées de lait de Mike Keenan?"
-Une réplique du Temple de la renommée du Hockey en collage de coupures de journaux avec juste la face de Patrick Roy dessus. De quoi vous empêcher de dormir la fin de semaine alors que des hockeys bien aiguisés déchireront votre matelas par en dessous.
-Un
bubblehead de Mats Sundin qui branle la tête d'un bord et de l'autre en prenant enfin une décision… muette.
Moi, mon choix est fait: je file de ce pas m'acheter des ailes extra huileuses pour mettre la main sur le XXXXXL.