Pas d’école en 2009 à la CSPO
Le couperet est tombé ce soir sur la future école du secteur du Plateau qui ne sera pas construite pour la rentrée scolaire de 2009.
La Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) a confirmé lors de sa réunion que l’échéancier était modifié et que la construction était repoussée pour la rentrée scolaire 2010.
C’est la question du terrain qui oblige la CSPO à repousser cette construction qui est prévue depuis l’obtention de la subvention du gouvernement provincial en début novembre 2007.
«Même si on a le terrain demain matin, c’est trop tard, explique le président, Jocelyn Blondin. Il faut qu’on soit propriétaire du terrain, qu’on prépare les plans, qu’on les envoie à Québec pour les autorisations. On n’est plus dans les délais.»
Or, la CSPO n’a toujours pas obtenu le terrain de la Ville. Lors d’une réunion au conseil municipal en juin dernier, la Ville a amorcé les démarches pour le changement de zonage, qui se termineront jeudi.
C’est par la suite que le terrain devrait être cédé à la CSPO selon un protocole d’entente qui reste à confirmer. Un terrain qui provient d’une entente préalable avec la compagnie Brigil qui a accepté de céder le terrain à la Ville en retour d’un autre terrain.
Jocelyn Blondin déplore que l’obtention du terrain a pris tellement longtemps, ce qui a amené le rapport de la construction. «Ce sont des choses qu’on ne contrôle pas», indique-t-il.
Impact
L’obligation de reporter la construction de l’école devrait avoir des impacts importants sur la commission scolaire dans ce projet, principalement au niveau financier.
«Les coûts ne seront assurément pas les mêmes, affirme M. Blondin. Ça va coûter plus cher l’an prochain. C’est la commission scolaire qui va devoir absorber les coûts, parce que la subvention ne sera pas plus élevée. Je ne sais pas comment on va faire.»
Les coûts pourraient aussi augmenter à cause de nouvelles normes de construction qui entreront en vigueur le 15 novembre prochain pour diminuer les risques de dangers provenant de secousses sismiques.
L’autre impact sera au niveau de la clientèle de la CSPO. Cette dernière devra être répartie à travers le territoire concerné, principalement en restant dans les écoles actuelles. Mais, les écoles concernées, notamment Deux-Ruisseaux et Rapides-Deschênes, auront trop d’élèves. «On a un problème à Rapides-Deschênes, soutient Jocelyn Blondin. On va devoir faire de la gestion de surplus.»