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Un facteur humain à prendre en considération pour les brigadiers scolaires

Yannick Boursier par Yannick Boursier
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Article mis en ligne le 10 septembre 2008 à 22:20
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Un facteur humain à prendre en considération pour les brigadiers scolaires
La Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) souhaite que Gatineau revoie sa façon de décider l'emplacement des brigadiers en tenant compte du facteur humain.
Les commissaires ont voté une résolution mercredi soir demandant à nouveau que le brigadier au coin des rues St-Jean-Bosco et Démontigny soit remis. Elle demande aussi de maintenir en 2009 les trois intersections présentement sous observation et d'ajouter un brigadier au coin des rues du Tropique et de l'Atmosphère.

Dans cette même résolution, les commissaires ont ajouté une demande pour que la Ville révise sa politique pour que les critères d'analyse tiennent compte de la sécurité des élèves et pas seulement d'une formule mathématique.

La décision d'installer ou non un brigadier adulte à une intersection est prise en ce moment en tenant compte d'une formule mathématique qui tient compte du nombre d'élèves, de la vitesse, de la largeur de la rue, de la visibilité et du nombre d'automobiles.

Cette formule mathématique a été décriée par la plupart des commissaires scolaires qui ne comprennent pas comment une décision sur la sécurité des élèves peut être prise avec des chiffres seulement.

Le président de la CSPO, Jocelyn Blondin, indique qu'il est possible de déroger à une politique dans certaines occasions. «C'est vrai qu'il y a des politiques qui existent à la Ville comme il y a des politiques qui existent à la commission scolaire. Mais à l'occasion, on déroge à nos politiques pour des questions de sécurité. On transporte des élèves qui normalement n'auraient pas droit au transport, pour leur sécurité. Je pense que la Ville peut aussi déroger de la politique pour des questions humanitaires.»
Pas de changement
Plus tôt dans la journée, Alain D'Entremont du Service des communications de la Ville de Gatineau a indiqué qu'aucun changement n'était prévu pour ramener le brigadier au coin de St-Jean-Bosco et Démontigny.
Une étude avait été faite il y a un an qui avait amené la ville à mettre en sursis le coin, annonçant ainsi son élimination pour cette rentrée scolaire. Une nouvelle étude dans les derniers mois a confirmé que ce coin ne répondait plus aux critères, notamment à cause de la baisse importante du nombre d'élèves qui traversent et de la circulation moins importante.

La CSPO comprend que les services de la Ville suivent les politiques établies par le conseil, mais mise sur les élus pour déroger à la règle. «C'est le politique qui va dire si la Ville déroge», affirme Jocelyn Blondin.

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